Edito  Ce sont des moments très difficiles pour le secteur de la microfinance et pas seulement en Europe. Nous sommes en train de vivre une période très mouvementée, avec optimisme et beaucoup d’inquiétude.
Après de nombreuses années de débats intensifs, la microfinance a été reconnue par les décideurs politiques à Bruxelles comme un instrument précieux pour promouvoir l'esprit d'entreprise pour les (trop) nombreux citoyens socialement et économiquement exclus en Europe. L' Initiative de l'UE sur le microcrédit et la communication sur l'inclusion sociale active de la DG EMPL énoncent clairement l'importance de notre secteur qui contribue à la fois à la promotion de l'esprit d'entreprise et à l'inclusion sociale. Les nouveaux programmes, JASMINEet JEREMIEoffrent aux institutions de microfinance les ressources nécessaires pour étendre leurs activités. Et cette croissance est effectivement fort nécessaire: en Europe, le nombre de micro-emprunteurs, la taille du portefeuille des institutions de microfinance et le nombre d'institutions de microfinance sont encore faibles. Si nous voulons faire la différence, nous devons mettre davantage l'accent sur la croissance et l'expansion de nos organismes ainsi que sur notre capacité à fournir des services de microfinance à plus grande échelle. C’est une condition fondamentale pour notre propre continuité ; si nous nous maintenons à une petite échelle, nous perdrons du soutien. Mais il faut néanmoins toujours garder à l'esprit que l’objectif final doit être la pérennité de nos clients, les microentrepreneurs et les nombreux travailleurs indépendants. Si nous ne leur offrons pas un secteur d’activité et des services à des prix équitables, il n'y a aucun besoin de croissance du secteur proprement dit.
Cela m'amène aux préoccupations que nous avons: la pérennité de nombreux micro-emprunteurs est en jeu avec la crise économique qui a un effet direct sur ceux-ci et donc sur de nombreuses institutions de microfinance dans le monde entier. Beaucoup de microentrepreneurs, souvent en fin de chaîne de production, voient les ventes baisser et ne sont pas en mesure de rembourser, un phénomène économique normal pourrait-on dire. Mais la baisse des remboursements en est un particulièrement dramatique qui rend les failles du système visibles. Les microentrepreneurs sont confrontés à des délais de remboursement très courts (pour les prêts qui, normalement, seraient renouvelés presque automatiquement) et avec des taux d'intérêt très élevés, souvent plus élevés que ce que les entreprises qu’ils dirigent peuvent générer, les impayés peuvent se produire très rapidement lorsque les conditions économiques s'aggravent. En plus de cela, nous voyons aussi maintenant que les clients ne peuvent pas rembourser leurs microprêts, car les sources secondaires s’assèchent: (i) les autres membres du foyer ont des difficultés à garder leur emploi et ne rapportent donc pas un revenu et (ii) pire encore, dans de nombreux pays, les ménages ne reçoivent plus des fonds de l'étranger.
| Un nombre croissant d'institutions de microfinance dans les pays en développement mais également près de nous, par exemple en Serbie ou en Ukraine, commencent maintenant à faire face à des problèmes de liquidités et, en conséquence, elles ne peuvent plus renouveler les prêts de leurs clients, dont beaucoup ont besoin de ce nouveau prêt afin de financer leur fonds de roulement .... de sorte que la réaction de ces clients est de dire qu’il est «préférable de ne pas rembourser »...... Pour garder leurs clients dans le système, les IMF ont besoin de trouver d’autres moyens d’obtenir des liquidités, à l'étranger. Beaucoup de fonds d'investissement ont été crées ces dernières années et cherchent à investir dans des institutions de microfinance à fort rendement; les IMF qui ont été autorisées à collecter des dépôts ont atteint cet objectif en proposant des taux d’intérêt élevés. Mais les épargnants privés cherchent à sécuriser leur épargne et les investisseurs privés qui ont récemment découvert le secteur et qui recherchaient un rendement élevé fuient. Pire encore, les organismes de financement axés sur le développement sont moins disposés à offrir de nouvelles lignes de crédit ...... Il y a là de nombreux enseignements à tirer pour nous tous afin de regarder nos propres stratégies de manière plus critique et de nous demander si nous sommes toujours sur la bonne voie. Peut-être devons nous repenser nos produits et redéfinir nos conditions de prêt ainsi que réévaluer les relations de financement dont nous jouissons actuellement.
Il n'est pas nécessaire d'être un diseur de bonne aventure pour voir que l’avenir de la microfinance est en jeu. Ce qui m'amène à proposer la création d’un Fonds d'urgence pour les IMF ..... Pourquoi devrions-nous avoir de tels fonds seulement pour le système bancaire des pays émergeants et non pas pour les IMF qui servent tant de pauvres? Les leçons à tirer pour l'Europe sont nombreuses, mais il existe un point très important qu’il convient de garder à l’esprit: maintenir un contact direct avec les clients et concevoir des services qui garantissent la pérennité de leurs entreprises ; d’abord la pérennité du client avant celle de l’instrument…
Klaas Molenaar
Président du CA
|
Groupes de Travail du REM
Les Groupes de travail du REM ont été conçus comme un moyen d'atteindre les objectifs proposés dans le Plan stratégique du REM pour la période 2009-2011. Ils font partie de la stratégie du REM visant à décentraliser le plus possible l’organisation et l’exécution de ses activités par le biais de ses membres, en encourageant et en facilitant les collaborations locales et régionales et en formant des groupes de travail dans lesquels les membres puissent s’impliquer activement afin d’encourager la contribution aux activités. Le REM a identifié quatre groupes de travail principaux: Rendement et impact social, Viabilité financière / Financement, Législation et Recherche (déjà en place). Les membres du REM sont invités à se joindre à ces groupes de travail. Chacun d’entre eux aura un coordinateur et une base de membres sélectionnés et au sein du Conseil d’Administration, un directeur a été désigné en tant que contact pour chaque groupe de travail.
L'idée de développer des groupes de travail est née de l'expérience réussie du Groupe de Travail sur la Recherche (RWG). Constitué par plusieurs membres du REM en janvier 2007 afin de favoriser la synergie dans le domaine de la recherche sur la microfinance en Europe, le groupe est composé de particuliers, d’universitaires et de représentants de l'ensemble du continent. Le RWG renforce la recherche et la compréhension du secteur européen de la microfinance en facilitant des projets de recherche communs ainsi que les échanges d'informations lors de réunions programmées régulièrement. Parmi ses activités ont note la réalisation d’études pan européennes sur le secteur du microcrédit, de publications communes, l'organisation d’ateliers de recherche et la présentation du Prix Européen à la Recherche sur le Microcrédit. Actuellement, la Fondation Nantik Lum (Espagne) est l’organisme coordinateur du groupe.
Plus d'informations sur le Groupe de Travail recherche disponibles ici.
Cinq nouveaux membres ont rejoint le REM en Septembre et Novembre Le CA du REM a accueilli trois nouveaux membres lors de sa réunion du mois de septembre, et deux de plus lors de sa réunion de novembre, portant ainsi le nombre de membres à 69 représentant 22 pays européens.
Fondazione Operti (Italie) octroie des prêts à des personnes en difficulté en raison de leur âge, sexe, origine, religion ou appartenance politique, à des entrepreneurs indépendants et à de petites coopératives. L’organisation offre des instruments qui donnent aux personnes la possibilité d’entreprendre de manière honnête, et d’obtenir ainsi une solide et croissante indépendance économique par le biais d’une activité qui débute et qui nécessite du capital pour démarrer.
Cajasol (Espagne) a été créée en mai 2007, suite à la fusion de deux Caisses d’épargne andalouses (EL Monte de Piedad et Caja Sans Fernando), toutes deux avec une longue tradition en matière d’implication dans le développement socio-économique. Fundacion Cajasol s’adresse aux personnes de plus de 45 ans, aux familles monoparentales, aux jeunes qui rencontrent des difficultés pour accéder au marché de l’emploi, aux immigrés, aux femmes et aux chômeurs de longue durée dans l’ouest de l’Andalousie et à Madrid. Elle offre des prêts pouvant aller jusqu’à 15.000 euros et pour une période maximum de 5 ans.
Marcelo Abbad Consultoria (Espagne) a été créée en juin 2008 avec l’objectif de participer à la création, au développement et au perfectionnement des activités de microfinance destinées à améliorer les conditions de vie des plus pauvres, dans le cadre de la Coopération Internationale, de l’Economie solidaire et de la responsabilité sociale des entreprises. Son fondateur, Marcelo Abbad Sort, a une longue expérience professionnelle dans le secteur bancaire et de la microfinance en Espagne.
BNP Paribas (France) est un leader européen des services bancaires et financiers, avec une présence significative et en croissance aux Etats-Unis et des positions fortes en Asie. Le groupe possède l’un des plus grands réseaux internationaux, avec une présence dans plus de 85 pays et 171 200 collaborateurs. A travers son Groupe de Microfinance, BNP Paribas finance des IMF, principalement dans les pays émergeants, et leur offre une assistance technique grâce à son personnel retraité largement qualifié.
BESA Foundation (Albanie) finance des micro et petits entrepreneurs sur des bases pérennes. Les clients de la Fondation BESA sont des personnes de toute origine socio-économique, y compris des chômeurs et des nouvelles entreprises. BESA Foundation offre également une assistance technique aux entrepreneurs qui comprend des formations et des études.
Pour plus d’informations sur les membres du REM, veuillez cliquer ici.
La microfinance en Hongrie: opportunités d'expansion
Le secteur Hongrois de la microfinance est caractérisé par une forte participation du secteur public. L'État soutient la microfinance dans le cadre de sa politique en faveur des PME en tant qu’outil aidant à réduire la pauvreté et le chômage par le biais de la création d'emplois et le développement des entreprises. L'économie hongroise a connu une profonde récession après la période de transition vers l'économie de marché, provoquée, entre autres, par un fort déclin du secteur industriel, seulement en partie compensé par l’émergence du secteur de services et de l’immobilier, principalement en zone urbaine. La hausse du chômage et l'inflation ont contribué à l’accroissement de la pauvreté. Les chômeurs de longue durée, les travailleurs avec un faible niveau de revenus, les retraités, les jeunes, les Roms et les familles nombreuses sont les groupes sociaux les plus vulnérables. En outre, d'importantes différences régionales existent entre les zones urbaines, rurales et les petites communautés rurales et entre l'Ouest et (Nord) Est de la Hongrie.
Le secteur des microentreprises est devenu un segment important de l'économie hongroise : c’est le seul secteur qui enregistre un taux de création d’emplois positif depuis 1990. Toutefois, le fait que la population n’ait pas une notable tradition entreprenariale, de l’expérience ou les connaissances nécessaires entrave le développement du secteur. En outre, environ 90% du secteur manque de fonds (Kallay, La microfinance en Hongrie, 2003).
Les 35 banques commerciales qui existent atteignent seulement les microentreprises qui enregistrent le plus fort chiffre d’affaires, en dépit d’une politique des banques visant à toucher les clients plus pauvres. Ceci est dû à d’importants coûts de gestion liés à une réglementation stricte et au manque d'intérêt de la part des banques dans le développement des technologies de l’information qui pourrait réduire les coûts et accélérer le traitement des dossiers. A l’opposé, les 170 coopératives d'épargne offrent des prêts plus petits et sont présentes dans les zones rurales où de nombreuses banques ne sont pas représentées (MFC, Etude de marché sur la microfinance en Hongrie, 2008).
Pour faciliter l'accès aux petits prêts aux microentreprises avec moins de 10 employés, le gouvernement a mis en place un programme national de microcrédit en 2001 et a créé un Fonds national de microcrédit, avec l'aide des Fonds PHARE de l'UE. Ce programme est coordonné par la Fondation hongroise pour la promotion des entreprises MVA, une organisation à but non lucratif, créée par le gouvernement en 1990 pour soutenir le développement des petites et moyennes entreprises et qui a changé son nom pour devenir le Consortium des Réseaux pour la promotion des entreprises hongroises en 2007. Le programme est soutenu par l’Agence de Garantie Hitalgarancia qui appartient en partie à l’Etat et la Banque Hongroise pour le Développement. Au niveau local, il est mis en œuvre par le biais des Agences locales pour l’entreprenariat (Local Enterprise Agency - LEA), un réseau national de fondations qui compte plus de 140 bureaux dans 19 comtés ainsi qu’à Budapest, avec plus de 15 années d'expérience sur le terrain. Le programme national de microcrédit a rencontré quelques difficultés importantes, causés par la dépendance aux fonds publics, la centralisation des opérations et les fréquents changements des conditions de prêt, mais le réseau LEA est resté opérationnel. Depuis 2005, les LEA sont impliquées dans un nouveau programme public appelé « Microcrédit Plus » et elles sont également éligibles aux fonds JEREMIE de l’UE. Les LEA octroient environ 1.000 prêts par an.
Un nouveau produit de prêt subventionné basé sur un modèle canadien, la carte Széchenyi, a été présenté en 2002 par le biais d'un partenariat entre l'Association nationale des entrepreneurs et des employeurs et les Chambres de Commerce Hongroises. Il offre aux entreprises qui existent depuis au moins un an, la possibilité d’obtenir un prêt à court terme pour financer le fonds de roulement sur un an. Depuis son lancement, le produit s’est fortement développé en s’appuyant sur la technologie et les canaux de distribution régionaux, conduisant ainsi les entrepreneurs vers les banques commerciales. Toutefois, la Carte Széchenyi n’est pas destinée aux entreprises n’ayant pas accès au réseau bancaire. En 2007, la taille moyenne des prêts était au-dessus de € 25.000, bien que les trois quarts des prêts distribués aient été inférieurs à € 25.000. Environ 20.800 cartes distribuées en 2006 (MFC, 2008).
La seule institution de microfinance non bancaire en Hongrie est Mikrohitel, créée en 2005. Elle prête sur ses fonds propres, offrant des microcrédits aux entrepreneurs et aux ONG ainsi qu’aux ROMS, en partenariat avec Autonomia, une ONG financée par Soros et le PNUD, sur la base d’un projet pilote de prêts de groupe. Elle offre aussi du conseil en entreprise, des formations et une assistance technique et elle a démarré un programme de microcrédits pour l’habitat. Mikrohitel octroie entre 150 et 200 prêts par an aux entrepreneurs (ibd.).
La législation excessive du secteur financier hongrois et les incohérences du programme national de microcrédit ont laissé une part importante du marché potentiel du microcrédit sans couverture, à savoir le segment représenté par les personnes sans accès bancaire quoique susceptibles d’accéder au crédit sans difficulté. La mise en place d’une législation appropriée et le rétablissement d'une concurrence loyale sont des mesures nécessaires pour combler cette énorme lacune du marché.
L'Adie fête ses 20 ans! A cette occasion, l’association établi un bilan de son action 20 ans après l’émergence du microcrédit en France et dresse les perspectives de demain
 Avec plus de 51 000 entreprises et 62 000 emplois créés, l’Adie est le principal opérateur de microcrédit en France. Depuis l’origine, l’Adie est restée fidèle à la finalité du microcrédit en visant des personnes en difficulté qui n’ont pas accès direct au crédit bancaire. Elle leur propose des prêts de petit montant, sous la forme de microcrédits de 500 à 5500 euros qui permettent de démarrer une activité et les accompagne avant, pendant et après la création de leur entreprise pour en assurer la pérennité. En 20 ans l’Adie a contribué à améliorer l’environnement institutionnel du microcrédit et des microentreprises en utilisant son expérience de terrain pour proposer des mesures de simplification et d’allègement des charges sociales. Elle couvre aujourd’hui l’ensemble du territoire. Cette présence lui permet de proposer des services de proximité y compris dans es zones isolées et dans les DOM-TOM.
En 2007, l’association affichait un taux de croissance de 30% avec près de 10 000 microcrédits accordés. Pour les années à venir, l’Adie a pour objectif ambitieux de doubler son activité d’ici 2010 dans un marché où la demande de microcrédit va croître dans les prochaines années en même temps que le travail indépendant et où l’offre actuelle reste encore limitée. Elle le fera en restant fidèle à sa cible de population qui n’a pas accès aux circuits bancaires classiques. Avec l’évolution de la précarité et l’intérêt croissant des banques dont certaines interviennent déjà directement sur le segment supérieur de la clientèle, l’Adie étendra sa cible vers les petites activités génératrices de revenu du secteur informel, qu’elle s’emploiera à officialiser, ainsi que vers les travailleurs pauvres. | Pour mieux répondre aux besoins de sa clientèle elle compte diversifier ses produits (financements complémentaires, micro-assurance, microcrédit social aux particuliers, micro-épargne en lien avec les banques….), et ses méthodes, exploitant pleinement les possibilités ouvertes par les nouvelles technologies. Ainsi, l’association lancera officiellement début 2009 le premier site français de microcrédit en ligne.
Parallèlement au crédit, les services de formations et de conseils aux clients vont continuer à se développer et à se professionnaliser. Ils continueront à bénéficier de l’appui d’un nombre important de bénévoles et d’un financement, public en majorité, même si des dispositions sont prises pour mobiliser davantage de fonds privés.
Grâce à l’évolution du cadre légal, l’association envisage d’ici trois ans de couvrir ses coûts en matière de crédit. Les services d’accompagnement qui correspondent à un « service public » resteront subventionnés.
|
Le FEI et le Fonds de Participation signent un accord de garantie dans le cadre du programme CIP de l’UE En septembre 2008, le Fonds Européen d’investissement (FEI) a signé son premier accord de garantie dans le cadre du Programme de Garantie des PME, CIP, de l’Union Européenne, avec le Fonds de Participation, organisation membre du REM basée à Bruxelles. Fonds de Participation est une institution financière fédérale publique dont la mission est d’offrir des prêts subventionnés aux PME et des prêts classiques aux microentreprises qui ne peuvent pas obtenir des prêts commerciaux au travers du système bancaire traditionnel. L’accord offre la possibilité d’allouer un financement supplémentaire aux PME qui autrement n’auraient pas accès à des ressources financières.
Le CIP (Competitiveness and Innovation Framework Programme – Programme Cadre pour la Compétitivité et l’Innovation) qui englobe la période 2007-2013, a été mis en place pour dynamiser la productivité, la capacité d’innovation et une croissance pérenne en Europe, tout en répondant à d’autres préoccupations environnementales. Dans le cadre du CIP, le FEI s’est vu attribuer 1,1 milliards d’euros à répartir entre le capital-risque, avec le mécanisme pour la Croissance et les PME innovantes (GIF - High Growth and Innovative SME Facility), et les garanties, avec le mécanisme de Garantie des PME (SMEG - SME Guarantee Facility). Dans le cadre du SMEG, les institutions financières sont encouragées à améliorer l'accès des PME au financement.
nef publie deux nouveaux rapports sur les finances britanniques pour le développement communautaire
Le rapport « Social investment for community development: Completing the half-built house » (Investissement social pour le développement communautaire: compléter la maison à moitié construite) analyse les perspectives des finances communautaires et de l'investissement social et met en avant un certain nombre de recommandations telles que: un mécanisme fiscal simple bien conçu qui va au-delà de l'allégement fiscal de l'investissement communautaire (Community Investment Tax Relief); la divulgation obligatoire par les banques d’informations concernant leurs prêts et investissements dans les zones défavorisées; un fonds de subvention pour permettre aux CDFIs de lever des financements privés et d'améliorer les pratiques de prêt ; un système de financement approprié pour encourager les fondations à investir dans des entreprises sociales et un soutien au développement d’une nouvelle institution de finances sociales pour jouer le rôle de coordinateur.
| Le deuxième rapport, « UK CDFIs – from surviving to thriving » (Les CDFI du Royaume-Uni - de la survie à la prospérité) commence par le fait que l'aide publique pour le secteur des CDFI est en train de disparaître, poussant les CDFI à accroître leur efficacité tout en continuant à poursuivre leur objectif initial, à savoir, offrir des financement accessibles aux communautés défavorisées. S'appuyant sur quatre études de cas, le rapport décrit les stratégies utilisées pour équilibrer les pressions auxquelles font face les CDFI, à la fois pour identifier les leçons qui peuvent en être tirées et pour recommander la manière dont les autres parties prenantes peuvent mieux soutenir le financement communautaire pour atteindre ses objectifs.
Télécharger les rapports à partir du portail de nef en cliquant ici.
|
Fair Finance remet l’accent sur la responsabilité en matière de prêts avec l’information en ligne
L’association fête 1 million de £ (environ 1,15 millions d’euros) de prêts pérennes pour les pauvres
L’organisme prêteur socialement responsable Fair Finance, remet aujourd’hui la responsabilité au cœur des activités de prêt en publiant volontairement des informations sur ses prêts depuis 2005.
« Nous n'avons rien à cacher concernant nos activités de prêt », a déclaré Faisel Rahman, fondateur et directeur général de Fair Finance. «Nous voulons au contraire les mettre en avant et maintenant les gens peuvent voir que nous prêtons à chacune des communautés dans lesquelles nous opérons. »
Les communautés et les zones défavorisées continueront d’être pauvres si elles ne reçoivent pas des investissements. Les banques sont la principale source d'investissement privé dans ces communautés, mais en raison de l'absence actuelle d'information et de transparence il n'existe actuellement aucun moyen de comparer le comportement des organismes de prêt et donc d'encourager un meilleur ciblage des ressources.
Rahman a encore indiqué: «Aux États-Unis, les banques sont tenues de prouver qu'elles n’excluent aucune communauté en publiant les informations concernant leurs activités de prêt dans le cadre du Community Reinvestment Act de 1977 (Loi de Réinvestissement Communautaire). En utilisant ces données, et en travaillant avec les gouvernements et les communautés, environ 4.500 milliards de dollars supplémentaires (environ 3.548 milliards d’euros) ont été mis à disposition des pauvres et des communautés en situation d’exclusion sous forme de prêts et d’investissements. Fair Finance espère que les banques, les organismes de prêt, les coopératives de crédit et les agences de financement communautaire du Royaume-Uni la rejoindront dans une campagne visant à rendre nos services financiers plus transparents. »
Créé par Gordon Brown, et présidé par Sir Ronald Cohen, le Groupement pour l’investissement social au Royaume Uni a publié un premier rapport en 2000, appelant à la diffusion volontaire par les banques des informations concernant les prêts dans des communautés où il y a un faible niveau d’investissements. Des rapports de suivi en 2003 et en 2005 ont montré l'absence de progrès dans ce domaine et il y a eu un accroissement des demandes pour une diffusion obligatoire.
Fair Finance considère que la publication de ces informations donne du sens son activité et qu’elle contribue à montrer où l’association prête et où elle a besoin de se concentrer. Cela permet également aux clients d’avoir confiance dans son sens de l’ouverture et aide à bâtir des relations.
Mark Hannam, président de Fair Finance, a ajouté : «Nous avons aujourd’hui prêté plus de £ 1 million (environ 1,15 millions d’euros) dans l'Est de Londres afin de financer les personnes en situation d’exclusion financière et d’aider à créer de nouvelles petites entreprises. Nos impayés ne représentent que 6% du nombre total de nos prêts, ce qui démontre la qualité de notre modèle. Notre approche responsable vis-à-vis des activités de prêt nous a permis de croître entre 50-80% par an au cours des 3,5 dernières années. La prochaine étape consiste à obtenir plus de capitaux de sorte que nous puissions couvrir l'ensemble de Londres! »
Fair Finance estime qu’elle a remis plus de une demi million de livres sterling (environ 574.000 euros) dans les mains des personnes pauvres qui ont utilisé ses services plutôt que ceux des prêteurs de proximité et des usuriers auxquels elles avaient l’habitude d’avoir recours auparavant et pour lesquels des taux d’intérêt de 1000% ne sont pas rares.
Fair Finance est une entreprise sociale non commerciale et à but non lucratif qui investit 100% de ses bénéfices dans les communautés qu'elle sert. Elle est passée d’un bureau dans un seul quartier à Stepney à la couverture de 8 quartiers de Londres à partir de deux bureaux. Elle prévoit d'ouvrir de nouvelles branches et d’étendre son modèle de services financiers simples, accessibles et équitables à l’ensemble de la ville de Londres au cours des prochaines années.
5ème Conférence Annuelle du REM organisée à Nice Au cours de sa 5ème Conférence Annuelle qui s'est tenue à Nice (France) du 8 au 10 Septembre 2008, organisée en partenariat avec EUROFI et avec le soutien de l'Adie, le Réseau Européen de la Microfinance a rassemblé environ 300 participants, dont des praticiens, des banquiers, des chercheurs, des investisseurs, des représentants des gouvernements locaux, des représentants de la Commission Européenne, des décideurs politiques et des représentants du secteur privé.
Cette 5ème Conférence Annuelle a également marqué le 5ème anniversaire du REM. Elle a également été importante car elle a été organisée sous l’égide de la Présidence Française de l'Union européenne qui a de ce fait reconnu, non seulement au niveau européen, mais aussi au niveau français, l'importance de cet outil. Elle a également été une occasion unique d’analyser et de mettre l’accent sur la récente « Initiative européenne pour le développement du microcrédit en faveur de la croissance et de l'emploi» de l'Union européenne qui devrait aider à soutenir le développement du secteur en Europe dans les années à venir. Lors de la conférence, Danuta Hübner, Commissaire européenne pour la DG Regio, a annoncé le lancement de l’ Initiative JASMINE visant à développer les institutions de microfinance en Europe.
Cette conférence a montré, une fois de plus, le potentiel du secteur et l'intérêt croissant des institutions et de la scène politique dans le recours à des outils pertinents pour aider financièrement et socialement les personnes exclues à reprendre en main leurs vies et à participer à la croissance économique de leur pays, quelle que soit leur zone géographique.
Avec un taux de satisfaction moyen de 94%, cette conférence a été un succès pour ceux qui s'intéressent au domaine de la microfinance en Europe de l'Ouest.
La prochaine Conférence Annuelle du REM sera organisée en Juin 2009, à Milan (Italie). Ce sera, une fois de plus, une conférence au cours de laquelle nous vous proposerons de toutes nouvelles idées et de nouveaux sujets de discussion ainsi qu'un espace approprié pour la mise en réseau et des opportunités d'échange.
Rendez-vous est pris à Milan en juin 2009!!
Le REM a un nouveau Conseil d'Administration Lors de la 5ème Conférence Annuelle du REM, Klaas Molenaar, ancien vice-président, a été élu Président du REM. Il remplace Maria Nowak (Adie, France) dont le second mandat est arrivé à terme. Klaas Molenaar a plus de 30 ans d’expérience dans le domaine des PME à travers le monde, combinant des expériences à l'étranger avec celle aux Pays-Bas. Il est le fondateur de FACET BV (1990) une agence de conseil, d’appui et de création pour les PME, spécialisée dans le financement des PME et les services d’appui. Il est également le fondateur de la Fondation SEON, une organisation spécialisée dans la création d’entreprises et l’entreprenariat dans les nouvelles PME aux Pays-Bas. Klaas a conceptualisé, créé et dirigé la Fondation IntEnt, une organisation qui aide des entrepreneurs immigrés résidant aux Pays-Bas à créer leur entreprise dans leur pays d'origine afin de relier le développement, la migration et l'entreprenariat.
Lors de l'Assemblée Générale qui s’est tenue le 9 septembre 2008 à Nice, le REM a aussi élu quatre nouveaux membres au Conseil d'Administration. Il s'agit de : |
- Jean-Pierre Watthy (Trésorier). Jean-Pierre est le Directeur d'Études du Fonds de Participation (Belgique), une institution financière publique fédérale qui soutient l'entreprenariat et qui mène à bien sa mission sous l’égide du Ministère de la Classe Moyenne, le Ministère des Finances et le Ministère de l'Emploi.
- Angel Font Vidal (Vice-président). Angel est Directeur d'Inclusió Social de la Fundació Caixa Catalunya (Espagne), l’une des premières Caisses d'Epargne espagnoles à avoir créé un programme de microcrédit pour le marché espagnol.
- Silvia Rico, Co-Directrice de Foro Nantik Lum de Microfinanzas (Espagne), centre de recherches permanent sur la microfinance qui dissémine les bonnes pratiques et les connaissances en matière de programmes de microfinance. Foro Nantik Lum est aussi coordinateur du groupe de recherche du REM.
- Joyce Kimwaga, Directrice de NEEM (Suède), organisation non-gouvernementale et à but non lucratif dont l’objectif est de promouvoir l'entreprenariat parmi les femmes issues des minorités ethniques et diminuer le taux de chômage parmi celles-ci.
Le nouveau Conseil d’Administration du REM comprend également Maria Doiciu, Vice-présidente (Directrice d’EUROM – Roumanie) et Faisel Rahman, Secrétaire (Directeur de Fair Finance - Royaume-Uni), ce qui porte à 7 le nombre de ses membres.
Pour plus d'informations sur le Conseil ‘Administration, veuillez visiter notre site: "Qui sommes-nous?/CA"
|
Prix Européen à la Recherche sur le Microcrédit 2008 – Nomination des vainqueurs
En Juin 2008, le REM et l’un de ses membres espagnols, Nantik Lum, ont lancé le Prix Européen de la Recherche sur le Microcrédit destiné à promouvoir la recherche sur la microfinance en Europe et doté de 1000 €. L'appel à propositions a rencontré un grand succès : parmi les 13 propositions reçues, le Comité de sélection a choisi les trois meilleures d’entre elles pour les présenter lors de l’atelier sur la recherche de la 5ème Conférence Annuelle du REM qui s’est tenu le 10 septembre dernier. Les trois documents sélectionnés couvrent différents domaines: la Microfinance en tant que question de politique européenne de Michael Unterberg (EVERS&JUNG), le Genre et le microcrédit en France de Sophie Brana (Université Montesquieu-Bordeaux IV) et la Viabilité et la microfinance en Grande-Bretagne de Karl Dayson et Pål Vik (Université de Salford).
Le nom des lauréats du Prix 2008 ont été annoncés lors de la séance « Célébration des 5 ans du REM » de la Conférence : Karl Dayson, Directeur exécutif, et Pål Vik, Assistant de recherche du département Solutions Financières Communautaires de l’Université de Salford (Royaume-Uni) pour leur recherche intitulée: « Rendre la microfinance européenne plus viable - les enseignements tirés de l’expérience de la Grande-Bretagne ». Le document identifie et analyse les meilleures pratiques en matière de promotion d’institutions de microfinance (IMF) viables sur la base d'une étude approfondie de cinq institutions de microfinance au Royaume-Uni. Les auteurs indiquent que les IMF sont encore loin de couvrir tous leurs coûts avec les revenus générés par leur activité de prêt. Les résultats de l’analyse du portefeuille de prêts permet de penser qu'elles peuvent considérablement augmenter leur viabilité en appliquant des taux d'intérêt qui reflètent plus étroitement les coûts de distribution et en organisant le personnel de manière à maximiser l’accès des clients potentiels aux agents de crédit. Le niveau jusqu’auquel les IMF peuvent renforcer la viabilité de leurs opérations dépend de leur point de départ (c'est-à-dire des taux d'intérêt appliqués, la rentabilité de départ des agents de crédit), de la gamme de produits et de la structure des coûts. L'étude fait valoir que les bailleurs de fonds et les responsables politiques peuvent soutenir le secteur dans son évolution vers une plus grande viabilité en faisant en sorte que le capital de prêt soit disponible pour soutenir la croissance du portefeuille et en offrant des subventions pour le développement afin d’orchestrer l'accroissement de la productivité.
Les recherches sélectionnées peuvent être téléchargées sur la page Prix de la Recherche du REM ici.
Prix Italie de Giordano Dell'Amore Le Prix Giordano Dell'Amore « Microfinance, Innovation et Viabilité », a pour objectif de devenir un événement crucial reliant deux initiatives importantes: une conférence internationale et un concours sur les meilleures pratiques de la microfinance.
Le but stratégique de cette initiative est de lancer une réflexion commune sur les méthodologies, les outils et l'impact social de la microfinance et, par conséquent, sur le rôle que cet instrument joue dans le processus de développement. L’initiative vise à associer les opérateurs du secteur de la microfinance en Italie. Le Prix Giordano Dell’Amore est ouvert à toutes les institutions et organismes actifs dans le secteur. Le prix est doté de 50.000 euros qui seront attribués au projet de microfinance le plus novateur et viable et qui doivent être réinvestis dans de nouvelles activités de microfinance. Les meilleures expériences en matière de microfinance seront rassemblées dans une publication qui sera distribuée lors de la conférence.
La Conférence internationale et la cérémonie de remise du prix auront lieu, pour la première fois, au cours de la 6 ème Conférence du Réseau Européen de la Microfinance qui se tiendra les 4 et 5 Juin 2009 à Milan.
Un grand nombre d'opérateurs actifs dans le secteur seront invités à la conférence qui comptera sur la présence en tant que conférencier invité d'un expert dans le domaine de la microfinance. L'expert participera à la sélection des meilleures expériences dans la microfinance en tant que juré et prononcera un discours sur un thème d’actualité.
Pour tout complément d'information, veuillez écrire à: award@fgda.org. Pour obtenir les formulaires d’inscription, cliquez ici.
Panorama du secteur du microcrédit dans l'Union européenne 2006-2007
La troisième enquête sur le Secteur du microcrédit dans l'Union européenne porte sur les années 2006 et 2007 avec les données de 94 acteurs de la microfinance opérant dans 21 pays de l'UE 27, y compris des États non membres comme la Norvège et la Suisse. Elle a été réalisée par Foro de Nantik Lum MicroFinanzas, membre du REM et pour son compte. Fundación Nantik Lum est le coordinateur du Groupe de travail sur la Recherche du REM pour la période 2007-2009.
Selon l'enquête, certaines des tendances du secteur les plus importantes sont les suivantes: parmi les prêteurs de l’UE, le nombre de microcrédits décaissés entre 2006 et 2007 a augmenté de 14%. Dans l'ensemble, le nombre de clients actifs au sein de l'UE était de 121.677 à la fin de 2007. La grande majorité des prêteurs de l'UE sont des organisations à but non lucratif ayant le statut d’organisations non-gouvernementales (ONG), de fondations ou d’organismes gouvernementaux. Vingt-huit pour cent des organismes ayant répondu se concentrent uniquement sur le microcrédit, contre 16% en 2005. Les microprêteurs mettent l’accent sur les start-up et sur la consolidation des microentreprises existantes, c'est-à-dire celles qui comptent cinq employés ou moins. Les clients ciblés, par ordre d'importance, sont les personnes en situation d’exclusion financière, suivis par les femmes, les chômeurs, les minorités ethniques et les immigrés. Les groupes les moins importants sont les jeunes (18-25 ans) et les personnes handicapées. La taille moyenne des microprêts s’accroît : les prêteurs qui ciblent l’appui aux PME et la création d’emplois ont tendance à prêter des montants plus importants alors que ceux qui ciblent l’inclusion sociale et financière ont tendance à octroyer des prêts plus petits.
Le report sur le rendement financier est encore faible dans l'ensemble du secteur. Toutefois, parmi les organismes qui ont fourni ces données, les ratios de rendement du portefeuille de prêts se sont améliorés depuis la dernière enquête. Parmi les 20% de prêteurs qui ont fourni des informations sur leur taux d’autosuffisance opérationnelle, le taux moyen en 2007 était de 80% et la moitié des organismes ayant répondu étaient auto-suffisants du point de vue opérationnel. Les organisations qui enregistrent le meilleur rendement financier se situent dans les pays de l’est de l’UE, à savoir la Bulgarie et la Roumanie, et se caractérisent par leur statut juridique d’organisations à but lucratif.
Les défis les plus importants pour le secteur sont liés à l’obtention de la viabilité et du maintien d'un bon rendement social. Certaines des propositions des bailleurs de fonds afin d’atteindre la viabilité comprennent un meilleur accès aux fonds privés et publics, plus de soutien de la part des services sociaux publics, une meilleure assistance aux microentrepreneurs dans le développement de leurs activités ainsi qu’en matière d’éducation financière et la déréglementation en matière des taux d’usure.
Télécharger l'enquête à partir de la page Publications du portail du REM en cliquant ici.
2010: Année Européenne de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale Le Conseil EPSSCO de l’UE (Emploi, Politique sociale, Santé et Consommateurs) a formellement adopté la décision de proclamer 2010 Année européenne de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale. La lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale est un objectif central de l'Union européenne et de ses États membres, dans le cadre de la stratégie de Lisbonne. Une année européenne peut être un outil supplémentaire essentiel pour assurer une valeur ajoutée plus forte à ces efforts de la part de l’UE et elle fait partie de la stratégie de l'UE pour aider les États membres dans leurs efforts pour une plus grande cohésion sociale en Europe.
| Cette Année est généralement perçue comme une opportunité pour améliorer la compréhension entre le grand public, de la complexité des réalités structurelles qui provoquent la pauvreté au sein de l’Union, et des outils disponibles pour lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale. Le REM, avec ses membres, va profiter de cette opportunité pour démontrer au cours de l'année comment la microfinance, dans le contexte européen, peut être un outil puissant pour favoriser l'emploi et la croissance ainsi qu’un marché de l’emploi plus inclusif. La campagne de la Commission sera dotée d'un budget de 17 millions d’euros, dont 9 millions seront distribués par les États membres et 8 millions seront consacrés à des activités transnationales
Pour de plus amples renseignements, veuillez visiter la page du REM sur l'Année 2010 en cliquant ici.
|
Les nouveaux PAN 2008-2010 Tous les États membres ont soumis leurs Plans d'action nationaux pour l'inclusion sociale pour la période 2008 - 2010. Les rapports sont des documents importants qui expliquent comment les États membres envisagent de répondre aux objectifs européens communs, en particulier en ce qui concerne la protection sociale et la lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale. Le REM a mené plusieurs actions afin d'examiner comment la microfinance a été incluse dans les précédents plans d'action nationaux 2006-2008 et comment influencer les nouveaux. Le REM est actuellement en train de lancer une nouvelle analyse des PAN 2008-2010 pour avoir une meilleure idée de l'évolution du rôle de la microfinance dans les PAN.
Pour plus d’informations sur les Rapports stratégiques nationaux sur la protection sociale et l’inclusion sociale, cliquez ici.
7ème Table ronde sur la pauvreté Le REM et certains de ses membres (Adie, Réseau Financement Alternatif et Crédal) ont participé activement à la 7ème Table ronde européenne sur la pauvreté et l'exclusion, organisée dans le cadre de la présidence française de l’UE et avec la DG EMPL de la Commission européenne à Marseille (France) les 15 et 16 Octobre 2008. Pour la première fois, un atelier sur l'exclusion financière a été organisé, ainsi qu’une une visite de terrain afin de rencontrer quelques-uns des clients de l’Adie. Le thème principal de la table ronde reposait sur la Recommandation de la Commission sur « l’Inclusion active des personnes exclues du marché de l’emploi ».
| Cette recommandation constitue une étape importante dans la politique sociale de l'UE, car elle représente le premier acte législatif de l'Union européenne dans le domaine de l'inclusion sociale. L'approche repose sur trois piliers: une aide pour un revenu approprié, des marchés pour l’emploi inclusifs et l’accès à des services de qualité. Elle propose des principes communs pour chacun des piliers, encourageant les gouvernements nationaux à définir leurs politiques sur cette base. Pour la première fois, la table ronde a été suivie par une réunion informelle des Ministres des Affaires sociales. Les ministres ont exprimé leur intérêt pour l'approche stratégique de l'inclusion active et ont positivement accueilli la recommandation de la Commission.
Pour plus d’informations sur le la Protection Sociale Européenne et sur le processus d'Inclusion sociale, cliquez ici.
|
L’UE améliore l’accès aux financements pour les microentreprises et les PME et renforce le développement du microcrédit en Europe
Initiative JASMINE
Danuta Hübner a annoncé le lancement de l’Initiative JASMINE lors de la 5ème Conférence Annuelle du REM qui s’est tenue à Nice en Septembre dernier
Danuta Hübner, Commissaire en charge de la Politique Régionale, a présenté, en Novembre 2007, une initiative qui vise à améliorer l’accès aux financements pour les petites entreprises et pour les personnes en situation d’exclusion sociale qui souhaitent s’établir à leur compte. Cette initiative, dans la ligne de la Stratégie de Lisbonne, a pour objectif d’offrir de petits prêts, ou microcrédits, plus largement en Europe afin de satisfaire la demande.
Les principaux aspects de cette initiative sont:
- Premièrement, inviter les états membres à adapter leur cadre institutionnel, légal et commercial afin de promouvoir un environnement plus favorable au développement du microcrédit
- Deuxièmement, recommander la mise en place d’une nouvelle infrastructure à l’échelle européenne, avec du personnel qui offrirait expertise et appui pour le développement des institutions de microfinance non bancaires dans les états membres.
- Afin de trouver plus de fonds pour les fournisseurs de produits de microcrédit, cette initiative propose la mise en place d’un microfonds dans la nouvelle infrastructure.
Pour atteindre ces objectifs, la Commission Européenne et le Groupe de la Banque Européen d’Investissement ont lancé l’Initiative JASMINE pour développer les institutions de microfinance en Europe. Ce lancement a été annonce par Danuta Hübner los de la 5ème Conférence Annuelle du REM qui s’est tenue en septembre dernier.
- Cette initiative offre une assistance technique aux institutions de microfinance (IMF) afin de les aider à devenir des intermédiaires financiers crédibles et obtenir des capitaux plus facilement ;
- Un autre aspect consistera dans le financement des opérations par institutions non bancaires les plus prometteuses de sorte qu’elles puissent octroyer plus de prêts aux porteurs de projets.
L’originalité de JASMINE réside dans le fait qu’elle regroupe plusieurs institutions européennes (la Commission, la Banque Européenne d’Investissement, le Parlement), des banques publiques et privées, le réseau EUROFI (groupe de réflexion sur les services bancaires et financiers européens) et des donateurs. Le projet doit démarrer début 2009 avec une phase pilote qui devrait durer trois ans. Le capital de démarrage du projet est d’environ 50 millions d’euros.
JASMINE est l’une des actions annoncées dans la Communication sur le développement de la microfinance en Europe. Cette initiative vient compléter l’initiative JEREMIE lancée conjointement par la Commission Européenne et la Banque Européenne d’Investissement en 2006 qui permet aux Etats Membres et aux régions de l’UE de transformer une partie des Fonds structurels qui leurs sont alloués en produits financiers spécialement dessinés pour les petites et moyennes entreprises.
JEREMIE: un meilleur accès aux financements pour les microentreprises et les PME dans les régions de l’UE JEREMIE: un meilleur accès aux financements pour les microentreprises et les PME dans les régions de l'UE
JEREMIE, Joint European Resources for Micro to medium Enterprises (Ressources Européennes Conjointes pour les micro à moyennes entreprises), est une initiative de la Commission, en collaboration avec la Banque européenne d'investissement (BEI) et le Fonds européen d'investissement (FEI) afin de promouvoir l'amélioration de l'accès au financement pour le développement des micro, petites et moyennes entreprises dans les régions de l'UE.
JEREMIE reflète la nouvelle approche de la Commission Européenne vis-à-vis de la politique régionale et qui se caractérise par le désir de s'éloigner des simples subventions et de s'appuyer davantage sur les prêts. On estime à 2,5 milliards d’euros le fonds pouvant être géré dans le cadre de l'initiative JEREMIE avec un potentiel de levier multiplié par 5.
Le FEI et la Commission ont maintenant finalisé la «phase préparatoire» couvrant les années 2006 et 2007. Au cours de cette phase, environ 50 études ont été menées, portant sur les défaillances du marché (évaluation des lacunes existant entre la demande et l’offre de produits d'ingénierie financière) en appui aux PME et aux opérations de microcrédit (dont 4 portant tout particulièrement sur la microfinance: deux réalisées par le REM et ses membres sur la France et les Pays-Bas, et deux réalisées par le MFC sur la Hongrie et la Pologne). JEREMIE est désormais entré dans sa phase opérationnelle. Il est attendu qu’entre 15 et 20 Etats Membres mettent en place ou soient inspirés par JEREMIE.
Comment ça marche?
Les États membres et les régions (autorités gestionnaires) ont la possibilité de placer une partie des fonds structurels qui leur sont alloué par l’UE (FEDER / FSE) dans un Fonds Portefeuille (FP) spécifique, qui agit en tant que « fonds de fonds » ou « fonds parapluie ». Le FP est régi par un conseil d'investissement et peut être directement géré par le FEI et/ou par des institutions nationales sélectionnées sur appel d’offre. Ceci est formalisé par le biais d'un « accord de financement » entre l'autorité de gestion et le FP sélectionné.
Une fois formalisé, le FP lance un appel d’offre destiné aux intermédiaires financiers (IF) (y compris les fournisseurs de capital-risque, de prêts ou de fonds de garantie et de microcrédits). Le FP offre des fonds, des garanties ou de prêts, à des institutions financières choisies et accréditées conformément aux modalités qui auront été convenues entre l’autorité gestionnaire et le FP. On attend un important effet levier qui permettrait de collecter d'autres capitaux de prêt auprès des banques, de la BEI et d'autres institutions financières. En parallèle, les autorités gestionnaires peuvent également décider de mettre à disposition des institutions financières accréditées des crédits d'assistance technique.
Période de programmation
JEREMIE couvre la période 2006-2015. Cela signifie qu’à la fin de 2015 au plus tard, il faut que la totalité des contributions du programme opérationnel au fonds ou au fonds portefeuille ait donné lieu à un niveau équivalent de règlements de la part des intermédiaires financiers pour des investissements dans les microentreprises et les PME.
Accords signés à ce jour:
A ce jour, des accords de financement ont été signés avec les pays suivants:
- FEI en tant que gestionnaires du FP : Grèce (100 millions d’euros, juin 2007), Roumanie (100 millions d’euros, février 2008), Lettonie (203 millions d’euros, juillet 2008), Lituanie (80 millions d’euros, octobre 2008), Région Languedoc-Roussillon en France (30 millions d’euros, octobre 2008).
- FEI et Institution nationale en tant que gestionnaires du FP : Slovaquie (octobre 2008), Bulgarie (fin 2008)
- Institution nationale en tant que gestionnaire du FP : Hongrie (2007), Pays de Galles, Finlande
D’autres négociations sont en cours:
D’autres contrats JEREMIE entre le FEI et les gouvernements nationaux ou régionaux sont en cours de négociation avec les gouvernements de Chypre, Finlande, Malte, Slovénie, des régions espagnoles (Galicie, Andalousie, Iles Canaries), des régions italiennes (Marches, Lombardie) et des régions polonaises (Wielkopolska).
Note d’information
Dans le cadre de l'initiative JEREMIE, la DG REGIO de la Commission Européenne et le FEI mènent des études de marché sur la microfinance afin d'améliorer leurs connaissances du marché européen de la microfinance. Dans cette perspective, le FEI a lancé un appel à proposition pour évaluer la nature des intermédiaires financiers spécialisés dans l’offre de produits de microcrédit au sein de l'Union européenne. En outre, des informations devront être fournies sur les besoins des intermédiaires d'une action pilote telle que JASMINE en termes de capital, assistance technique, améliorations de la réglementation, promotion du microcrédit.
Source: Portail de l’UE
Dernières publications disponibles en ligne
|
|