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This newsletter is supported by the European Community Programme for Employment and Social Solidarity (2007-2013). The information contained in this publication does not necessarily reflect the position or opinion of the European Commission.

The EMN Newsletter
Edito
La Microfinance aux Pays Bas
Etude sur l'offre et la demande du microcrédit en Europe
Street Cred sélectionné pour le Programme de leadership de la Bank of America
11 ème Conférence Annuelle du MFC
Muhammad Yunus à Moscou
Conférence Annuelle du REM: la microfinance, un outil pour la croissance et l'emploi en Europe
Enquête sur les Institutions de Microfinance en Europe
Enquête sur le cadre légal de la microfinance en Europe
Formations sur le Microcrédit Social
Microfinance et égalité de genre - leçons tirées des projets pilotes
Education Financière: La Commission lance un appel aux candidatures pour le nouveau groupe d'experts
La diversité entreprenariale dans une Europe unifiée
Réseau Entreprise Europe (EEN)
Small Business Act for Europe - Consultation et Résultats
Dernières publications mises en ligne
Février/Mai 2008

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Edito

Il ne s’agit pas que de mots ….

Nous parlons beaucoup de microcrédit, de microfinance, d'accès au financement, d'inclusion sociale. Des études ont été réalisées, des rapports publiés, des conférences organisées, des textes de loi présentés. Des bonnes intentions et de nouveaux plans attendent patiemment d’être traduits en actions. Notre compréhension s’est approfondie sur la manière dont les programmes ou les institutions de microfinance doivent être conçus, mis en place et développés et notre connaissance s'est accrue.  

Peu à peu, les leçons apprises dans le Sud ont été systématisées et documentées, et elles sont étudiées par des chercheurs et des universitaires. Nous sommes maintenant en mesure d'organiser des débats et de discuter des raisons qui font que nous avons besoin d’adopter certains principes. Et pourquoi nous avons besoin, en Europe, d’une plus grande diversité dans les approches utilisées, pourquoi il est nécessaire de prêter attention au suivi et à l'encadrement en plus des services de microcrédit.

Mais en dépit de notre compréhension croissante et d’un meilleur accès au savoir-faire en matière de microfinance, nous ne parvenons pas à lancer des opérations à grande échelle de manière concrète en Europe.

Il y a seulement quelques institutions de microcrédit privées qui soient viables. Nous devons nous demander pourquoi. Jamais la microfinance n’a bénéficié d’autant d’attention de la part du public - et parfois même de la part de la royauté – et de soutien, jamais il n'y a eu autant de reconnaissance. Alors que se passe-t-il ? Il y a-t-il quelque chose que nous oublions? Je crois que oui. La principale leçon à tirer de la large reconnaissance du travail de Raiffeissen, du prix Nobel de Muhammad Yunus et de la Légion d'Honneur de Maria Nowak est évidente: les personnes qui prennent des initiatives ne sont pas stupides.

Klaas Molenaar
Membre du Conseil d'Administration

La Microfinance aux Pays Bas

La microfinance a été présente dans les Pays-Bas depuis plus d'un siècle. Les premières banques coopératives ciblant des paysans pauvres ont été établies à la fin du 19ème siècle. Cependant, les initiatives de microfinance ont surtout été promues à l'étranger, dans les anciennes colonies néerlandaises, mais jamais aux Pays-Bas. Il n’existe pas de définition unanime de la microfinance et les limites tendent à être étendues jusqu’à 32.000 € (Seon, Microfinance Market Study in the Netherlands, 2008).

Le gouvernement a une politique active d'insertion sociale et d'inclusion financière. Il a mis en place un programme d’appui social réussi appelé BBZ qui favorise la création d'entreprises par les bénéficiaires de prestations sociales. En outre, lorsque l'Armée du Salut a découvert en 2001 que de nombreuses personnes ayant été fichées par les institutions de crédit nationales ne pouvaient pas ouvrir de compte en banque, les principales banques néerlandaises ont signé un accord permettant l’ouverture de comptes bancaires basiques. Cet accord s’est traduit par une importante réduction du nombre de personnes sans compte en banque. Toutefois, cet accès aux services bancaires de base ne donne pas automatiquement accès aux autres services financiers (ibid).

Ces dernières années, de nombreuses coupes ont eu lieu dans le système de protection sociale en raison des coûts élevés et du vieillissement de la population. Selon le Bureau national des statistiques, CBS, en 2004, 9% de l'ensemble des ménages aux Pays-Bas vivaient avec de faibles revenus (CBS, Social-economic trends, 1ste quarter 2007). La plupart d'entre eux peut être trouvée dans les quatre grandes villes des Pays-Bas: Amsterdam, Rotterdam, La Haye et Utrecht. Les principaux groupes à risque de pauvreté sont les immigrés non-occidentaux, les familles monoparentales et les personnes âgées célibataires.

Le gouvernement reconnaît le fait qu’il existe un fossé croissant sur le marché des microprêts et des prêts bancaires classiques et il a fortement favorisé la microfinance. Depuis 2004, il y a eu une croissance exponentielle des petits projets, souvent financés par l'Union européenne (FSE, EQUAL). Dans le cadre de ces programmes, les banques comme Rabobank, Fortis Bank et le Crédit Municipal  ont signé des partenariats avec des ONG telles que Women@work in Action Amsterdam et HandsOn, ou avec des universités. Toutefois, le nombre de clients ayant bénéficié de la microfinance par le biais de ces initiatives reste très faible. A ce jour, la plupart des initiatives a fourni entre six et 25 prêts  par  an (Université INHOLLAND, Juin 2007).

Le gouvernement a inclus la microfinance dans son plan d'action 2007-2011 et a établi un Conseil consultatif sur la microfinance. Le Conseil remplit une fonction d'ambassadeur et a fixé comme objectif d’atteindre chaque année 15,000 entrepreneurs supplémentaires par le biais de la microfinance. En outre, l'Université des Sciences Appliquées INHOLLAND a commencé à s’intéresser de manière spécifique à la microfinance dans les Pays-Bas et a créé une chaire professorale en 2007 (Seon, Microfinance Market Study in the Netherlands, 2008).

Bien que de nombreuses initiatives existent, les politiques sont encore peu claires aux Pays-Bas en ce qui concerne la microfinance (FACET, 2006). De nombreuses mesures doivent encore être prises aussi bien par le gouvernement que par le secteur privé afin d'améliorer les programmes et de créer un environnement favorable au secteur. L'une des principales problématiques sera celle de décider s'il y a lieu d'investir dans la mise en place d’Institutions de Microfinance traditionnelles ou s’il est préférable de se concentrer sur la conception de mécanismes d’offre de crédits novateurs. Les activités en cours et l'avis du Conseil de la microfinance sont les premiers signes d'un avenir prometteur pour la microfinance aux Pays-Bas (Ibid).

Etude sur l'offre et la demande du microcrédit en Europe

Le Fonds Européen d'Investissement a sollicité le Réseau Européen de la Microfinance (REM) pour effectuer des études pays spécifiques sur l’offre et la demande de microcrédit et sur l'évolution du secteur de la microfinance,  en particulier dans deux pays, la France et les Pays-Bas.

Le REM a choisi la Fondation Seon aux Pays-Bas (www.seon.nl) et l’Adie (www.adie.org) en France pour mener à bien les études respectives sur ces deux pays. Dans ces deux organisations, une équipe d'experts a participé à ces études.

Il existe un important fossé dans les deux pays entre l'offre et la demande. L'étude s’est intéressée à la segmentation du marché entre les clients bancarisables (principalement les microentrepreneurs existants) et les clients «non bancarisables» (principalement des start-ups et des clients socialement exclus). En France, l'étude montre que le fossé dans la demande bancarisable est d'environ 100,000 clients par an et celui de la demande non bancarisable se situe entre 80,000 et 130,000 clients.

Aux Pays-Bas, il n'a pas été possible d'estimer l’écart dans la demande mais le demande bancarisable a été estimée à environ 17,400 clients alors que la demande non bancarisable a été estimée à 26,100 clients. Cet écart dans le marché nécessite à la fois une plus grande participation du secteur bancaire pour atteindre les microentrepreneurs et un développement des programmes de microfinance existants plus durable et professionnel, en particulier aux Pays-Bas où le secteur commence à se développer. Toutefois, sans des améliorations concrètes en matière réglementaire tant dans les programmes de microfinance que des microentreprises et un soutien financier supplémentaire, le secteur aura des difficultés à se développer.

Le coaching et le mentorat des entrepreneurs potentiels sont très importants et demeurent une clé de succès de ces programmes. Une forte implication de tous les acteurs concernés, à savoir l'Union Européenne, les États membres, les banques et les fournisseurs de services de microfinance, est nécessaire pour réussir à couvrir la demande potentielle et proposer un « secteur financier inclusif ».

Street Cred sélectionné pour le Programme de leadership de la Bank of America

Quaker Action Sociale, l'organe directeur de Street Cred, a reçu le Prix du Développement des Quartiers 2007 de la Banque d’Amérique.

Ce prix fait partie du programme philanthropique d’entreprise de la banque. C'est la première fois que la banque octroie ce prix à une organisation basée au Royaume-Uni. Dans le cadre de ce prix, Street Cred est en mesure de participer, au cours des dix prochains mois, au Programme de leadership émergeant de la Banque d’Amérique aux Etats-Unis.

Bénéficiaires du Prix de Développement des Quartiers:

  • se concentrent sur les priorités des quartiers locaux ;
  • reçoivent 200.000 $ (127.000 euros) en matière de soutien opérationnel général (ou l’équivalent en monnaie locale) – 100.000 $ (63.500 euros) par an sur 2 ans ;
  • elles bénéficient également de programmes de développement du leadership spécialement conçus ;
  • les cadres dirigeants se réunissent deux fois pour des ateliers de travail de 4 jours. Parmi les sujets abordés figurent: la réflexion stratégique, la planification des activités, le développement du leadership et la planification de la relève, la croissance entreprenariale à long terme et la construction d'une base de financement diversifiée
  • les nouveaux dirigeants se réunissent pour trois ateliers de travail de 4 jours. Les sujets abordés comprennent le développement des compétences en matière de gestion organisationnelle, les opportunités de gestion stratégique, la mise en place d'alliances et le renforcement des collectivités
Pour plus d’information sur Quaker Action Sociale, cliquez ici.

11 ème Conférence Annuelle du MFC

La 11ème Conférence Annuelle du MFC s'est tenue à Oulan-Bator, Mongolie, du 29 au 31 Mai, sous le patronage du Président de la Mongolie. Le MFC a co-organisé cet événement avec la XacBank, l’une des principales banques de microfinance dans la région et dans le monde.


Moins de vingt ans après que le processus de transformation ait été initié, l'économie de la Mongolie est dynamique et en croissance, avec l’un des secteurs de microfinance les plus diversifiés, novateurs et compétitifs au monde. Le succès rencontré par ce secteur est encore plus impressionnant dans un pays dont la tradition nomade et l’environnement hostile répartit ses 2,6 millions d'habitants sur un territoire aussi vaste que celui de l’Europe occidentale. Quelles ont été les principales stratégies de croissance, et quels cadres réglementaires ont été conçus pour soutenir cette croissance?

 

La Conférence d'Oulan-Bator a offert une occasion sans précédent d'explorer ces questions ainsi que d'autres sujets touchant à la microfinance à travers la région du MFC, allant de la protection des consommateurs et l'éducation financière, en passant par l’utilisation des dernières technologies et des produits de microfinance novateurs ou la mesure de la performance sociale. Le MFC a fourni plus d'occasions de mise en réseau que les années précédentes, ainsi qu'une chance de rencontrer des clients de la XacBank et de goûter à la culture et aux traditions mongoles.  

Le compte rendu de la conférence sera bientôt disponible sur le site du MFC.


Muhammad Yunus à Moscou

Le Professeur Muhammad Yunus, prix Nobel de la paix 2006 pour son action dans le développement de la microfinance, s'est rendu à Moscou.

Du 1 au 7 avril 2008, le professeur Muhammad Yunus, prix Nobel de la paix 2006, invité par le Gouvernement de Moscou, a visité la Russie. La visite a été organisée par le gouvernement de Moscou et le partenariat national des Actionnaires du Marché de la Microfinance (NAMMS).

Au cours de sa visite en Russie, le professeur Yunus a présenté des ateliers de travail avec le Vice-Président du Gouvernement de la Fédération Russe Alexandre Joukov, le maire de Moscou Youri Loujkov et le Vice-Président du Conseil de la Fédération de l'Assemblée fédérale Russe Mikhail Nikolayev. En outre, le professeur Yunus a rencontré des dirigeants du secteur bancaire et de la microfinance et a fait plusieurs lectures publiques à l'Université d'Etat de Moscou, l'Institut supérieur d'économie, et l'Université de gestion d'Etat de Moscou. Dans le cadre de la visite, le 3 avril s’est tenue une table ronde intitulée «Un moyen vers la classe moyenne: comment la microfinance peut-elle soutenir les nouvelles entreprises?», organisée par le partenariat national des Actionnaires du Marché de la Microfinance (NAMMS), le département d’appui et de développement des petites entreprises du Gouvernement de Moscou et l'Association des banques Russes, avec l’appui du Centre Russe de la Microfinance.

Dans le cadre de la table ronde, M. Yunus a fait part de ses réflexions sur les possibilités de développement de la microfinance en tant qu’outil efficace de lutte contre la pauvreté et pour le développement des entreprises privées en Russie et dans le monde. Après le discours du professeur, le modérateur de la table ronde, le Président de NAMMS, Mikhail Mamuta (Président du Centre Russe de la Microfinance, membre Russe du REM), a ouvert les débats avec les représentants du Ministère des Finances, du Ministère du Développement économique et de la Banque centrale de la Fédération Russe, les principales banques, les institutions de microfinance et les coopératives de crédit. Les participants ont également abordé la question des problèmes auxquels peut être confrontés le système du microcrédit en Russie. En premier lieu, l'accent a été mis sur l’imperfection de la législation bancaire. À cet égard, il a été question de savoir si le microcrédit, en tant que produit, devrait être représenté dans la ligne des produits bancaires ou s’il convient de créer des sociétés consacrées à la microfinance.

Les représentants des gouvernements Moscovite et Russe ont présenté leurs projets pour travailler sur un important projet de développement des infrastructures du marché de la microfinance, comprenant un projet pilote à Moscou. Il a été mentionné que les crédits disponibles pour la population à faible revenu vivant dans les régions périphériques, où les grandes banques ne fonctionnent pas, sont très importants, aussi bien pour les personnes que pour l'économie nationale. De tels microfinancements permettraient de réduire le niveau de pauvreté et devraient servir de stimulant pour le développement des petites et moyennes entreprises.

Le marché de la microfinance se développe rapidement en Russie de nos jours. Toutefois, selon les données du Centre Russe de la Microfinance, alors que la demande de microcrédits de moins de 10.000 dollars représente un total de 10 milliards de dollars, l'offre globale de microcrédits par les banques et les institutions de microfinance non bancaires représente environ 1,5 milliards de dollars, soit 15% de la demande. Le développement d’autres institutions de microfinance est l’une des priorités de la politique de l'Etat et du monde des affaires.

L'un des principaux résultats de cette réunion a été la signature d'un accord de partenariat stratégique entre NAMMS et la Grameen Bank, dans le cadre duquel il est prévu de mettre en place un projet conjoint pour l'introduction de la méthodologie de la Grameen Bank en Russie. NAMMS a également décidé de traduire en Russe deux des principaux livres du professeur Yunus: «Banker to the Poor» et «Creating a World Without Poverty», qui seront publiés cette année, en partenariat avec le gouvernement de Moscou .

Au cours de cette année,  un stage de formation sera organisé pour les banquiers intéressés, les représentants des institutions de microfinance et les autorités gouvernementales au sein de la Grameen Bank.

Pour plus d’informations sur la microfinance, visitez le portail du Centre Russe de la Microfinance www.rmcenter.ru.


Conférence Annuelle du REM: la microfinance, un outil pour la croissance et l'emploi en Europe

"La Microfinance: un outil pour la croissance et l'emploi en Europe"


Du 8 au 10 Septembre prochain, le REM organise sa 5ème Conférence Annuelle qui se tiendra cette année en France, à Nice.

A cette occasion, le REM, réseau professionnel leader de la région, attend environ 400, représentant aussi bien des banques que des chercheurs, des professionnels du secteur, des investisseurs, des représentants des gouvernements régionaux ou nationaux, des représentants de la Commission Européenne, des décideurs politiques, le secteur privé ou les média.

Sous le label de la Présidence Française, la conférence est co-organisée avec l'Adie et compte en outre avec l'appui financier de la Commission Européenne et du Crédit Coopératif.

Cette cinquième conférence annuelle  marque  les 5 ans du REM. Elle revêt une importance particulière pour les raisons suivantes :

  • Elle se fait sous l’égide de la Présidence Française de l’Union Européenne, qui de ce fait reconnaît non seulement au niveau européen mais aussi au niveau français l’importance de cet outil.
  • Le dernier après-midi est organisé en partenariat avec Eurofi (le Réseau Européen des Banques) et l’ensemble du secteur bancaire. 
  • Elle sera l’occasion unique de découvrir le travail de l’Adie en France, pionnière et principale organisation de microcrédit en Europe.

Le programme préliminaire de la conférence est déjà disponible ici. Les inscriptions sont disponibles en ligne. Pour toute information complémentaire sur la conférence, vous pouvez contacter Maria Franco.

Enquête sur les Institutions de Microfinance en Europe

Depuis Mars 2008, Foro Nantik Lum de Microfinanzas, coordinateur du groupe de recherche du REM, réalise actuellement la troisième Enquête sur les institutions de microfinance en Europe du réseau, en coopération avec les autres membres de REM. Cette enquête qui est menée tous les deux ans offre au REM la possibilité d'en apprendre davantage sur l'ampleur et la nature des activités développées dans le cadre des programmes de microfinance en Europe, leurs performances et leur impact, et de suivre de près le développement du secteur. Elle permet au réseau d'identifier et de répondre aux besoins du secteur et de mieux le promouvoir au niveau européen et national.



En 2004, l'enquête avait été coordonnée par nef, avec des données portant sur 32 institutions de microcrédit, et a offert une importante base de référence sur les opérations et la performance, les caractéristiques des produits ainsi que la taille et la qualité du portefeuille. En 2006, le REM a à nouveau réalisé une enquête pour la période 2004-2005 avec des données portant sur 110 acteurs de la microfinance opérant dans l'UE des 25. Les résultats ont été publiés dans «Vue d'ensemble du secteur de la microfinance en Europe occidentale, 2004-2005» (Overview of the Microfinance sector in Western Europe 2004-2005), l’un des documents les pus consultés sur le portail du REM. L’enquête de cette année portera sur les données 2006-2007 et plus de 200 organisations dans 20 pays de l'UE ont été contactées. Il est prévu que l’'étude soit publiée en Septembre 2008.

Enquête sur le cadre légal de la microfinance en Europe

Suite à l'Initiative européenne sur le microcrédit et à d'autres travaux en cours en rapport avec le «Small Business Act»  Européen, la DG Regio a demandé au REM et au MFC de recueillir des informations sur les principaux problèmes institutionnels auxquels font face le microcrédit et le développement de la microentreprise dans les États membres de l'Union européenne. Ceci servira de base à la Commission européenne pour mener à bien diverses missions dans les États membres afin d'évaluer la manière dont les propositions sont ou devraient être intégrées dans les nouveaux plans nationaux de réforme, dans le cadre de la stratégie de Lisbonne.

En collaboration avec le cabinet d'avocats international "Latham & Watkins", le REM a préparé un questionnaire et, par l'intermédiaire de ses membres, a recueilli des informations sur les différents points qui doivent être traités en ce qui concerne la microfinance. 20 résumés sur la législation nationale ainsi qu'une synthèse globale du cadre juridique de la microfinance et des propositions d'amélioration ont été préparés et envoyés à la Commission à la mi avril. Tous ces documents sont également disponibles sur le site du REM.

Le REM va activement continuer de faire des propositions juridiques et réglementaires en matière de microfinance pour l'ensemble de l'Europe.

Formations sur le Microcrédit Social

Actuellement, le Réseau Européen de la Microfinance anime, pour le compte de la Caisse des Dépôts et Consignations, des sessions de formation sur le microcrédit personnel (précédemment appelé "microcrédit social"), sur l’ensemble du territoire français. Ces formations s’inscrivent dans le cadre du Plan de cohésion sociale du gouvernement français qui vise à lutter contre l'exclusion financière. Avec un fonds de 73 millions € sur 5 ans, le Gouvernement va garantir jusqu'à 50% des microcrédits pour la création de microentreprises ou à des fins sociales. "Le microcrédit personnel" concerne principalement les prêts personnels qui visent à aider les personnes socialement exclues à faire face à des problèmes spécifiques (passage du permis de conduire, déplacements, études, etc.)

Le REM, en partenariat avec certains de ses membres, Adie (France) et Crédal (Belgique), ont formé 335 personnes au cours de 32 séances de formations partout en France, entre novembre 2007 et avril 2008. Une conférence sur cette question rassemblant environ 400 personnes a été organisée par le gouvernement français le 23 avril dernier, au cours de laquelle  les principaux résultats et l'évaluation de l'expérimentation ont été présentées ainsi que d'autres plans et stratégies visant à développer l'action à une plus grande échelle. En moins de 2 ans, près de 160 expérimentations ont été engagées en France pour atteindre plus de 3,000 personnes. Au cours de la conférence, Crédal a présenté son travail en Belgique. Le REM a renouvelé son contrat avec la Caisse des dépôts pour une année supplémentaire afin de continuer à former le personnel impliqué dans le développement du "microcrédit personnel".

Microfinance et égalité de genre - leçons tirées des projets pilotes

Développer une meilleure compréhension des femmes en tant que principal groupe cible des activités de microfinance était l’un des principaux objectifs du projet de 15 mois financé par l’UE et intitulé «Développer l'égalité de genre : relever le défi de l’entreprenariat et de la microfinance». Six des neuf organisations ayant participé au projet ont ainsi mis en place des projets pilotes entre novembre 2006 et février 2008. Sur la base de critères communs d'évaluation, le Réseau Financement Alternatif (Belgique) a évalué chacun de ces projets pilotes afin de dégager les leçons tirées et de permettre aux organismes de microfinance de continuer de se développer sur la base de ces expériences. Schématiquement, les projets pilotes peuvent être classés selon deux critères principaux: analyse client / études et conception de nouveaux produits.

Alors que WWB a procédé à une étude sur l’impact social parmi ses clientes dans les zones rurales et urbaines en Espagne, WEETU (Royaume-Uni) a effectué une étude d'impact sur les prêts de groupe. Integra (Slovaquie) a mis en place un outil de mesure du rendement social parmi les femmes défavorisées, ainsi qu'un programme d'accès au marché. Fonds de Participation (Belgique) a combiné une étude sur les femmes entrepreneurs avec la mise en place d'une campagne de promotion. HMN (Hongrie) a développé un produit de microcrédit spécifique pour les femmes et The Enterprise Fund (Royaume-Uni) a mis l’accent sur les prêts à destination des femmes chinoises dans la construction.

Ces projets pilotes ont mis en lumière une plus large gamme de nouvelles perspectives en matière de microfinance et d'égalité de genre : les recommandations tirées de l'évaluation mettent particulièrement en évidence la nécessité d'une collecte transversale de données ventilées par sexe, d’une adéquation du délai disponible pour l’analyse des clients et de questions méthodologiques à prendre en considération dans la conception de campagnes de promotion et de produits spécifiques destinés aux femmes. Des recommandations spécifiques sont formulées en matière de travail avec les communautés défavorisées.

Education Financière: La Commission lance un appel aux candidatures pour le nouveau groupe d'experts

La Commission européenne va créer un groupe d'experts sur l'éducation financière (GEEF). Il sera composé de spécialistes de l'éducation financière et s'efforcera de promouvoir les échanges d'idées, d'expériences et de bonnes pratiques. Ce groupe conseillera également la Commission sur l'élaboration de politiques dans le domaine de l'éducation financière.

Charlie McCreevy, commissaire européen responsable du marché intérieur et des services, a déclaré: «L'éducation financière prend de l'importance, en particulier dans le contexte des turbulences financières actuelles. Elle aide les consommateurs à prendre des décisions informées et responsables en ce qui concerne leurs finances personnelles, qui ont une incidence non seulement sur leur mode de vie, mais également sur la société et l'économie au sens large. L'éducation est avant tout une compétence nationale, mais je suis convaincu que la Commission est elle aussi appelée à jouer un rôle pour promouvoir et faciliter l'offre de programmes d'éducation financière pour tous les consommateurs de l'UE. Les efforts déployés au niveau national et à l'échelle de l'UE devraient se compléter.»

L'appel aux candidatures s'adresse aux experts représentant des partenaires publics et privés: autorités nationales, industrie de la finance, associations de consommateurs, milieux académiques, etc., qui possèdent des compétences pertinentes et une expérience pratique. 25 experts au maximum seront sélectionnés.

La création du GEEF est l'une des quatre initiatives de la Commission annoncées dans la communication sur l'Éducation financière publiée en décembre 2007 (IP/07/1954). Les membres du groupe seront nommés pour un mandat de 3 ans renouvelable. Le groupe se réunira deux fois l'an à Bruxelles et sera présidé par la DG du marché intérieur et des services de la Commission européenne.

De plus amples informations concernant le mandat du groupe et les critères de sélection des membres se trouvent dans les documents disponibles ici.

De son côté, le REM, en partenariat avec les autres membres du groupe FEVA et sous la houlette du MFC poursuit son projet en matière d'éducation financière.

Une nouvelle réunion du groupe FEVA est prévue les 3 et 4 Septembre à Nice, en marge de la Conférence Annuelle du REM au cours de laquelle se tiendra un atelier de travail portant sur la question de l'éducation financière. Pour plus d'informations sur cet atelier et sur la Conférence du REM, cliquez ici.

La diversité entreprenariale dans une Europe unifiée

L'esprit d'entreprise des migrants et des minorités ethniques

Le 5 Mars 2008, une conférence intitulée "Diversité entreprenariale dans une Europe unifiée – esprit d’entreprise des minorités ethniques et des migrants" s’est tenue à Bruxelles, organisée par la DG Entreprises afin de présenter les principales conclusions d'une étude menée par l’un de nos membres "Triodos Facet" (Pays-Bas). Cette étude, ainsi que la conférence avaient pour objectif le partage des bonnes pratiques en matière de promotion des entrepreneurs issus des minorités ethniques.

Le REM travaille sur cette question depuis deux ans, en particulier par le biais de son "projet Inti" avec six de ses membres (voir les thèmes abordés dans le précédent bulletin). L'impact de l'immigration sur l'esprit d'entreprise est de plus en plus important. Souvent, les migrants et les minorités ethniques sont plus entreprenants que le reste de la population. Ils ont tendance à créer des entreprises plutôt petites ou des microentreprises. Dans ce contexte, le microcrédit peut être une réponse concrète à leurs problèmes, notamment en ce qui concerne l'accès au financement.

Parmi les membres du  REM, de récentes études montrent qu’ils ont dans leur portefeuille un pourcentage élevé de ces clients. Même si ces clients font face aux mêmes problèmes que les autres microentrepreneurs en Europe, pour certains aspects liés à la culture, la barrière de la langue, la communication ou l'intégration, ils pourraient avoir besoin d'approches spécifiques. Parmi les 12 études de cas sélectionnées dans le cadre de l’étude on trouve celle de la «Lanzadera Empresas» (Plateforme de lancement d’entreprises) de Transformando (Espagne), l'un des membres du REM, également présentée lors de la conférence.

Le rapport complet est disponible auprès du secrétariat du REM.

Réseau Entreprise Europe (EEN)

Lancé en février 2008 par la Direction Générale Entreprises & Industrie de la Commission européenne, le réseau Enterprise Europe Network, qui prend la forme de guichets uniques, a pour vocation de fournir des services d’aide, de soutien et de conseil aux PME.

Pour cela, il s’appuie au niveau européen sur l’expertise de 4000 professionnels au sein de près de 500 organismes parmi lesquels les Chambres de Commerce et d’Industrie, les agences régionales de développement, les centres technologiques universitaires…

Ces professionnels disposent d’une solide expérience dans le soutien aux entreprises puisque la plupart d’entre eux sont issus des anciens réseaux Euro Info Centre et Centre Relais Innovation.
Les services proposés aux entreprises par Enterprise Europe Network sont:
  • sensibiliser et fournir des conseils sur la législation, les politiques et les normes européennes
  • favoriser l’accès aux projets et aux financements européens
  • fournir une plate-forme informatique pour des collaborations transnationales
  • favoriser la coopération entre PME
  • promouvoir l’innovation
  • aider les entreprises à acquérir une dimension internationale
  • permettre la remontée d’informations des entreprises vers la Commission

Small Business Act for Europe - Consultation et Résultats

Dans sa Communication à l’occasion de la réunion des Chefs d’Etats et de Gouvernement en Octobre 2007, la Commission a souligné la nécessité de promouvoir le potentiel de croissance et d’emploi des PMEs et d’utiliser pleinement leurs capacités innovatrices. Ceci est reflété dans le rapport stratégique de la stratégie de Lisbonne relancée, adoptée en Décembre 2007, qui accroît considérablement l’importance accordée aux PME dans le contexte du prochain cycle de Lisbonne de 2008-2010. En tant que contribution majeure à cet objectif, la Commission a proposé dans le Programme de la Communauté à Lisbonne, la préparation d’une Loi Européenne sur les Petites Entreprises (Small Business Act for Europe) qui a pour but de mettre en avant des principes et des mesures concrètes afin d’améliorer les conditions de cadre pour les PMEs européennes en prenant en compte leur diversité.

Le 31 janvier, la Commission Européenne a lancé une consultation publique sur le contenu de cette Loi Européenne pour les Petites Entreprises. L’objectif de cette consultation était de stimuler un débat ouvert afin de développer la Loi pour les Petites Entreprises avec tous les acteurs. Le document qui appuie cette consultation identifie six domaines avec des questions concernant l’accès au financement et à l’innovation, l’accès des PME aux marchés, faciliter l’accès des PME aux contrats publics et d’encourager les PME de cerner des opportunités à l’extérieur du Marché Unique.

Une audition publique réunissant les principales parties prenantes est organisée à Bruxelles le 6 février. Les résultats de cette consultation fourniront une contribution importante aux réflexions propres de la Commission qui permettront d’aboutir au «Small Business Act» pour l’Europe.

Vous pouvez lire l'intégralité de l'article en cliquant ici.

Vous pouvez télécharger le rapport sur les résultats en cliquant ici.

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