Edito
Les microcrédits, originaires du Sud, ont été mis en place il y a quelques temps dans les pays développés. Dans ces pays, ils sont devenus un outil politique de plus pour l'inclusion sociale, de manière à créer des emplois. La société et les institutions européennes ont adopté cet outil, sachant qu’il est viable en tant que mécanisme d'intégration dans le secteur de l’emploi. Toutefois, cette acceptation est intuitive. Elle ne repose pas sur une analyse rigoureuse de l’évaluation de l'impact. Il est vrai que le résultat d'un microcrédit, d'une visite à l'entreprise en fonctionnement, d'un entrepreneur reconnaissant est toujours réconfortant.
Au-delà des perceptions, nous avons besoin de répondre de manière sure à des questions telles que: Est-ce que ces petites entreprises peuvent générer assez d'argent? Pendant combien de temps l’impact du microcrédit est-il positif? Est-ce que les situations d'exclusion financière peuvent être résolues? | Et surtout, est-ce que les entrepreneurs vivent mieux? Les avons-nous aidés? Dans les plus anciens des programmes de microcrédit en Amérique latine, Asie et Afrique, des analyses quantitatives et qualitatives sur l'impact du microcrédit ont déjà été menées. L'histoire des microcrédits en Espagne est déjà assez longue pour évaluer leur impact. L'excuse du manque de données ou de méthodologies n'est plus valable ; il est temps de demander aux entrepreneurs comment leur vie a changé, pour se féliciter des succès et reconnaître ses échecs.
Les méthodologies pour l'évaluation de l'impact sont variées et produisent des résultats différents ; il n'existe pas une unique voie. Mais au-delà de la discussion sur la façon d'évaluer l'impact, il est important que les organisations expérimentent la nécessité et osent tenter l'exercice. Obra Social de Caixa Catalunya a récemment mené à bien la première évaluation de l'impact d'un programme de microcrédit en Espagne et nous espérons qu'elle sera bientôt la première d'une longue liste.
Àngel Font i Vidal
Vice-président du REM |
Crise financière: une opportunité pour les membres du REM? Suivi des résultats de l’enquête En avril 2009, six mois après la première enquête (Novembre 2008), le REM a effectué son enquête de suivi sur l'impact de la crise financière et économique parmi ses membres. Quatorze organisations ont répondu à l'enquête. Il y a eu huit réponses de moins que la fois précédente, peut-être en raison du format relativement détaillé et axé sur les praticiens de cette nouvelle enquête.
Soixante-dix-neuf pour cent des personnes ayant répondu ont déclaré que leur organisation s’est vue affectée par la crise. Comme prévu lors de la dernière enquête, le taux d'intérêt des prêts commerciaux a augmenté. Le nombre de demandes de prêts s’est accru pour une partie des personnes ayant répondu et a diminué pour l'autre (un changement de l'ordre de 10% à 25%). Le même phénomène s’applique au nombre de prêts approuvés. Le nombre d’impayés ou de remboursements en retard a également augmenté. En outre, toutes les personnes ayant répondu pensent que leurs clients ont été affectés, en particulier ceux qui travaillent dans les secteurs de la construction et des services. Quatre-vingt-sept pour cent des personnes ayant répondu estiment également que leur organisation sera affectée au cours des six prochains mois ; en particulier, on craint un plus grand nombre d’impayés. Cependant, toutes les organisations envisagent de prendre des mesures spécifiques pour faire face à cette nouvelle situation. Elles mettent l’accent sur la gestion du risque, un contrôle plus rigoureux des procédures de prêts, des caractéristiques de prêt adaptées et plus de partenariats publics et privés. | Moins que dans le dernier sondage (96%), mais malgré tout une majorité, à savoir 73% des personnes ayant répondu pense que la crise peut être une opportunité pour leur organisation. Elles soulignent à nouveau le potentiel de croissance de la demande de la part des chômeurs, la sensibilisation croissante des autorités et la nécessité de réduire les coûts et d’accroître l'efficacité, d’améliorer la gestion des risques, de mettre en place des partenariats et de développer de nouveaux services. Soixante-quatre pour cent des personnes ayant répondu a déjà communiqué sur le rôle que la microfinance peut jouer dans la crise, grâce à des campagnes médiatiques, des entretiens, des articles de journaux et leur site web. C'est considérablement plus que la dernière fois (29%). La grande majorité des personnes ayant répondu (91%) a également prévu de communiquer sur le rôle de la microfinance dans le futur.
Finalement, toutes les personnes qui ont répondu (100%) pensent que le REM devrait prendre des mesures spécifiques en rapport avec la crise. Cela correspond parfaitement aux attentes exprimées dans le dernier sondage. Le REM devrait mener des actions continues de plaidoyer auprès des différents acteurs, diffuser les informations pertinentes et développer des services spécialement conçus pour soutenir les institutions de microfinance tout au long de la crise. Les sondages ne sont qu’une des actions que le REM va continuer à réaliser en vue de transformer la crise en une opportunité pour et avec ses membres.
Téléchargez le rapport complet ici (en anglais). |
Le REM a accueilli trois nouveaux membres en mai En mai 2009, le REM a accueilli trois nouveaux membres: Millennium bcp (Portugal), Foundation East (Royaume Uni) et le Centre de la Microfinance INHolland University (Pays-Bas).
Millennium bcp est la plus grande institution financière privée du Portugal où elle compte 2,6 millions de clients actifs et un vaste réseau de 918 agences. La banque est un partenaire de longue date de l’ANDC, organisation à but non lucratif membre du REM, et la seule banque au Portugal à avoir mis en place un réseau autonome de microcrédit, en activité depuis novembre 2005. Cette initiative unique et novatrice repose sur la perception qu’a la banque de la responsabilité sociale, fondée sur le principe de la pérennité, et elle s'est avérée être une expérience très positive et enrichissante.

Dans l'est de l'Angleterre, Foundation East Limited a été créée en 2003 dans le but de contribuer à l'inclusion sociale dans les zones rurales. En étroite collaboration avec son agence de développement | régional, elle développe et fournit des produits et services financiers accessibles aux entreprises et aux particuliers. Elle est également engagée dans le développement des Fidéicommis de terres communautaires (Communauté Land Trusts - CLT) pour aider les collectivités locales à accéder et à tirer profit de la terre et des propriétés.
Aux Pays-Bas, le Centre de la Microfinance INHolland University se concentre explicitement sur le transfert inverse de technologie et de savoir-faire du sud vers le nord. Il rassemble les connaissances du sud et des pays européens en matière de microfinance et réinvestit les leçons apprises. Il met également en œuvre un vaste programme de recherche sur l'efficacité et l'utilité des programmes de microfinance dans les Pays-Bas, en partenariat avec d'autres professionnels dans les domaines de la microfinance et de l'éducation.
Pour plus d’informations sur nos membres, visitez notre site (www.european-microfinance.org). |
La microfinance en Slovaquie L'économie slovaque a été l'une des plus performantes de l'UE au cours des cinq dernières années en raison d’un marché de l’emploi concurrentiel, d’une localisation central ainsi que d’une main-d'œuvre bien formée. Toutefois, avec 85% des exportations slovaques à destination de l'UE, le pays est vulnérable et dépendant de la conjoncture économique européenne. La crise financière a affaibli l'économie slovaque, même si la Slovaquie espère toujours éviter d’entrer en récession en 2009. De même, malgré ses bons résultats économiques, la Slovaquie continue d’enregistrer un taux de chômage relativement élevé. Cette situation est très inégale, avec une pénurie de main d’œuvre dans les principaux centres urbains (jusqu'à récemment), surtout dans la région de Bratislava, et un chômage de longue durée persistant dans les zones rurales. Les jeunes (15-24 ans) en particulier continuent de se heurter à de graves problèmes sur le marché de l’emploi.
Le développement de la microfinance en Slovaquie a été problématique. Lorsque certaines des organisations internationales ont commencé à développer leurs programmes en Europe de l'Est après la chute du communisme, elles ont eu tendance à investir soit dans les grands marchés tels que la Pologne, la Roumanie et la Russie soit dans les régions les plus pauvres (Balkans de l’ouest, Caucase, Asie centrale). Néanmoins, il y a eu plusieurs tentatives sérieuses pour développer des IMF d’envergure. En 2000, les nouveaux acteurs de la microfinance en Slovaquie ont créé AMIS, l'Association des Institutions de Microfinance de Slovaquie (Association of Microfinance Institutions of Slovakia), sous le parrainage de l'Open Society Foundation. À son apogée, elle comptait 16 membres institutionnels. Cependant, AMIS a cessé son activité en 2003. | Aujourd'hui, il n'existe pas d’institution de microfinance, au sens propre du terme, en activité en Slovaquie.
La banque d’Etat slovaque de garantie et de développement (SZRB) est le seul fournisseur important de crédits et de garanties pour les petites entreprises, mais elle n’offre qu'un faible volume de microcrédits à environ 1000 clients par an. Le programme de microfinance de l'Agence nationale pour le développement des petites et moyennes entreprises fonctionne également sur une très petite échelle. En outre, deux institutions de microfinance non bancaires développent de petits programmes de microcrédit. Depuis 1997, VOKA développe un programme de microcrédit en milieu rural qui octroie entre 10 et 12 prêts par an. Et depuis 2003, Pontis Foundation octroie des microcrédits à des ONG qui cherchent à développer leurs propres activités génératrices de revenus. De 1999 à 2006, la Fondation Integra a elle aussi dirigé un programme de microentreprises pour les femmes («Programme Mikrofond»), mais elle a cessé d’octroyer des microcrédits en 2007 pour se concentrer sur un programme de développement de l’investissement direct dans les PME pour les petites entreprises socialement responsables. Toutefois, elle continue à diriger un vaste programme de formation et de services de développement des entreprises destiné aux entrepreneurs.
L’environnement légal n'est pas favorable au développement des IMF. Le fait que les paiements des cotisations de sécurité sociale soient immédiatement annulés dès que quelqu'un obtient une licence commerciale est un obstacle à la création d'entreprises. D'autre part, le gouvernement offre des subventions pour la création d’entreprises aux chômeurs avec lesquelles les IMF peuvent difficilement entrer en compétition. Toutefois, la forte et constante augmentation de la demande de produits de crédit à la consommation est un important indicateur qui montre qu’il existe toujours une forte demande pour les institutions de microfinance.
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La coopération dans le transfert de connaissances économiques Le 1er avril 2009, un accord de coopération a été signé en Hongrie par Fejér Enterprise Agency (FEA®), le Centre Régional d'Education et d'Innovation (Roik) du Collège Technique de Budapest et l’école secondaire Stephen I.
En signant l'accord, les parties ont exprimé une volonté commune de coopérer dans le développement d'un système de formation basé sur Internet qui aide à acquérir des connaissances économiques actualisées et pratiques aussi bien au niveau secondaire que supérieur. Il est basé sur les connaissances et l’expérience professionnelles ainsi que sur le système de développement en ligne de la FEA®.
Le portail de formation en économie sur Internet comportera les éléments de base suivants: |
- interface web qui propose des informations économiques générales;
- système de formation pratique sur intranet utilisé par la FEA® basé sur l’application de microcrédit en ligne, et
- système d'évaluation, avec un module d’analyse entreprenariale et de notation de crédit;
- sous-formulaire en ligne pour élaborer des plans d'entreprise;
- système de communication interne et échange de fichiers pour les enseignants et les étudiants effectuant un travail d'équipe.
Pour ce système de gestion de microfinance basé sur internet, Fejer a été sélectionnée pour le « Prix Europe » qui sera remis par Giordano Dell'Amore Foundation, en partenariat avec le REM lors de la Conférence annuelle du REM. Pour plus d'informations sur Fejer, visitez son site web (www.mvfportal.hu). |
Banco Mundial de la Mujer développe l'éducation financière en Espagne FUNDACIÓN LABORAL WWB EN ESPAÑA (Banco Mundial de la Mujer) a lancé le projet "Educación y Asesoramiento Financiero" (Education Financière et Conseil), financé par la Direction générale de la Famille et de l'enfance du Ministère de l'Education, de la politique sociale et du Sport (Dirección General de la Infancia y Familias del Ministerio de Educación, Política Social y Deporte).
Le projet a débuté comme un programme de prévention des situations financières difficiles, par l'intermédiaire de conseils personnalisés, des séances de formation et d’un manuel de formation ainsi que des brochures d'information. L’objectif du projet a pour base des données préoccupantes: l'endettement des ménages a augmenté tous les ans, atteignant des niveaux historiques en 2007. Toutefois, au cours de l'année 2008, la hausse des taux d'intérêt, le chômage et la crise économique ont conduit à des situations de surendettement des ménages dramatiques.
L'objectif du site internet web www.educacionfinanciera.es est multiple: offrir des connaissances de base sur les questions financières afin d'éviter de créer une spirale de l'endettement qui pourrait compromettre l'économie des ménages et l'avenir ; fournir une série de conseils pour la gestion des finances familiales ; aider à résoudre les situations de dette existantes ; et le plus important: soutenir les familles à tout moment. Pour plus d'information: www.bancomujer.org/qo_edf_wedf.htm
nef: comment développer un secteur financier adapté? nef a publié un rapport sur la manière de développer un nouveau secteur financier efficace et juste. Le document fait valoir que le changement dans la forme et le modèle des affaires des banques au cours de la dernière génération a permis à la fois de causer et de perpétuer la crise financière actuelle, y compris son impact sur l'exclusion financière.
I.O.U.K. appelle à une redéfinition profonde de la stratégie gouvernementale. Le gouvernement devrait défusionner les grandes banques, soutenir les initiatives des communautaires financières et leur travail avec les petites entreprises, séparer la banque de détail du financement des entreprises et des valeurs mobilières, assurer la divulgation des informations concernant les prêts par les banques.
Téléchargez le rapport ici (en anglais).
La crise économique et le secteur de la microfinance Foro Nantik Lum de MicroFinanzas (Espagne) a organisé sa 4ème Conférence le 28 avril 2009 à l'Université Pontificia Comillas de Madrid. La conférence, comme les trois précédentes, a mis l'accent sur un seul thème pertinent dans le domaine de la microfinance internationale. Intitulée « Crise économique: opportunité ou menace pour le secteur de la microfinance », cette conférence a bénéficié de la participation d'experts représentant les niveaux national (espagnol), européen et international du secteur. Les 19 participants représentaient un large éventail d'institutions impliquées dans la microfinance allant des banquiers traditionnels comme Antonio Rodríguez Piña, président de la Deutsche Bank en Espagne, aux praticiens expérimentés du monde de la microfinance des pays en développement comme Pancho Otero, directeur de l'Institut de politique de la microentreprise (IPM) en Bolivie, ou Philippe Guichandut, directeur du REM.
En général, les experts ont convenu que le secteur de la microfinance est déjà en train d’expérimenter les effets de la crise financière, mais la gravité et la nature de ces effets reste un sujet de débat. Un autre sujet très controversé entre les intervenants et le public a été l'antagonisme des politiques de pérennité à l'égard de la profondeur potentielle de la portée des IMF. Lors de l'événement, Foro Nantik Lum de MicroFinanzas a été heureux d'accueillir un public plus large que prévu. L'information et les articles portant sur la conférence seront publiés prochainement sur le site de la Fundación Nantik Lum (www.nantiklum.org/foro.htm).
« Prix Europe » 2009 des bonnes pratiques de la microfinance Au cours de la 5ème Conférence Annuelle du Réseau Européen de la Microfinance (REM) qui s’est tenue à Nice en Septembre 2008, la Fondazione Giordano Dell'Amore, en collaboration avec le Réseau Européen de la Microfinance, a lancé le Prix européen des bonnes pratiques de la microfinance.
Quatorze institutions ont présenté leur proposition. Les propositions présenataient des expériences dans le domaine de la microfinance dans 7 pays européens. Après avoir lu, analysé et évalué chaque proposition, le comité d’attribution a sélectionné cinq finalistes. La commission estime que chacune des cinq expériences présentées propose une approche et une idée intéressante qui pourrait être transférable dans des contextes similaires. Les cinq finalistes étaient:
| ACAF pour son approche novatrice utilisant les Communautés autofinancées en Espagne; Adie pour le pilotage de ses produits de microassurance pour les entrepreneurs en France; FAER pour son excellente approche du crédit intégré en milieu rural en Roumanie; FEA pour son système créatif de gestion de la microfinance sur internet en Hongrie; PerMicro pour l'efficacité de son institution de microfinance créée récemment en Italie
Le vainqueur a été choisi par le Comité scientifique avec la collaboration d'un expert en microfinance, parmi les cinq candidats présélectionnés et son nom a été annoncé au cours de la 6ème Conférence Annuelle du REM qui s'est tenue les 4 et 5 Juin 2009 à Milan: il s'agit d'ACAF. La Fondation Giordano Dell'Amore a également distribué une publication avec les résumés des expériences des institutions présélectionnées (télécharger la publication ici - en anglais).. |
Prix de recherche européen du microcrédit 2009 La deuxième édition du Prix de la Recherche sur le Microcrédit Européen a été gérée conjointement par la Fondation Nantik Lum et le REM. Comme l'année dernière, le prix a été doté de 1 000 € pour récompenser la meilleure des recherches axée sur les praticiens et portant sur un sujet pertinent pour le secteur de la microfinance en Europe. Les recherches menées par de jeunes chercheurs ont été particulièrement appréciées.
En une première étape, le Comité de sélection du prix a choisi les trois finalistes: Alexander Kritikos (Allemagne) sur l’analyse de la demande, Altin Muça (Albanie) sur la fidélisation de la clientèle et Djamchid Assadi (France) sur les sites de microprêt en ligne.
Ces finalistes ont présenté leurs travaux lors de l’atelier sur la recherche de la 6ème Conférence annuelle du REM, animé par la Fondation Nantik Lum. Pendant l'atelier, les participants ont eu l'occasion de voter pour leur travail de recherche favori. Au final, sur la base de la décision du comité de sélection et des résultats des votes des participants à l'atelier, l’un des travaux a été récompensé et a reçu le Prix de la Recherche sur le microcrédit européen 2009: il s'agit d'Alexander Kritikos sur l’analyse de la demande en microfinance en Allemagne. Téléchargez ici le document complet (en anglais).
Etudes Jasmine - Principaux résultats À la fin du mois de mars, le REM a remis au FEI un ensemble complet de rapports sur la microfinance en Europe der l’est et de l’ouest: Le microcrédit en Europe centrale et de l’est ; Le microcrédit en Europe de l’ouest et Renforcement des capacités et recommandations politiques. Les deux premiers rapports sont des études approfondies de la microfinance dans quatre pays chacun, avec une analyse à l’échelle régionale. Le troisième rapport met l’accent sur les besoins en matière de renforcement des capacités dans les huit pays étudiés. L'étude a été menée par les membres du REM et coordonnée par le secrétariat.
L'objectif est de fournir au FEI un outil permettant de cibler et d'optimiser l’investissement de JASMINE, en particulier dans le domaine de l'assistance technique aux IMF. Les principaux besoins de renforcement des capacités identifiés portent sur les domaines suivants: la capacité des institutions à créer et maintenir des modèles de financement adaptés; le développement de systèmes de mesure et d’analyse de la performance; | l'apprentissage pour transformer la vision sociale de la microfinance en une approche entreprenariale viable; l'amélioration des niveaux de capacité dans la gestion des ressources humaines; l'amélioration de la capacité de mise en réseau, de coopération et de plaidoyer efficace.
Les principales recommandations pour le futur du soutien JASMINE sont les suivantes: fournir des définitions claires de la microfinance au titre de ses différents volets (financement des micro et des PME, finances personnelles, etc ...); élaborer des objectifs et des cibles avec des indicateurs financiers et sociaux appropriés pour toute IMF qui signe une convention de soutien dans le cadre de JASMINE; utiliser des réseaux de microfinance européens et nationaux existants pour offrir une assistance technique prévue dans le cadre de JASMINE; trouver le juste équilibre entre les résultats attendus au niveau social, économique et financier de l'initiative JASMINE et des IMF concernées, en ajustant les objectifs en fonction du groupe cible et de la complexité des services proposés; séparer les services financiers et les services non financiers entre différents centres de coûts. |
Visite d’échange du REM en Bulgarie Le REM organise une visite d’échange en Bulgarie afin de visiter des institutions de microfinance et autres parties prenantes, en partenariat avec Nachala Cooperative et Mikrofond EAD. Cette occasion unique de découvrir ce qui se passe en Bulgarie aura lieu en Septembre/Octobre 2009.
La microfinance en Bulgarie est apparue au début des années 1990, principalement en tant qu’outil pour véhiculer les dons faits pour répondre à certains aspects urgents de la transition. Elle a représenté une assistance vitale pour soutenir le rétablissement de l'esprit d'entreprise et du secteur privé, dont les traditions et le potentiel avaient été largement interrompus durant le précédent système de planification centralisée. La plupart des opérations de microfinance ont démarré en tant que projets pilotes ou programmes lancés et financés par des bailleurs internationaux.
Ces informations et d’autres seront présentées au cours de la visite qui partira de Sofia et permettra aux participants de voyager jusqu’à Plovdiv et Pazardjik où, outre les praticiens, ils pourront également rencontrer des clients.
Le programme préliminaire est disponible sur notre site et des informations supplémentaires seront prochainement disponibles en ligne.
La microfinance dans les Plans d’action nationaux des membres de l’UE 2008-2010 sur l'inclusion sociale (PAN) Le secrétariat du REM vient de terminer un rapport sur la microfinance et les PAN. Le but était de trouver comment, le cas échéant, la microfinance était présentée dans les PAN, principaux rapports de portée nationale qui établissent les priorités des états membres en matière d’actions en faveur de l’inclusion sociale. Il nous apparaît que l'exclusion financière est une cause et une conséquence de l'exclusion sociale. La microfinance, autrement dit le financement inclusif, est un outil important pour l'inclusion sociale en Europe, sous ses diverses formes: financement des micro et des PME et soutien au développement des entreprises, finances personnelles, conseil en dette, prévention du surendettement ...
Le rapport actuel fait suite à l'étude menée par le REM et Transformando en 2007 et qui a montré que la microfinance était peu présente dans les PAN 2006-2008. Les résultats sont décourageants: la visibilité moyenne de la microfinance dans le PAN 2008-2010 est légèrement inférieure, avec une note de 1,13 sur 5 (1,18 dans les précédents programmes d'action nationaux). | Ce résultat global cache de grandes différences entre les pays et les types de microfinance. Les pays d'Europe de l’est, qui avaient mis l’accent sur le financement des micro et des PME, ne font aucune référence à celle-ci, bien que le secteur soit florissant. Les pays d'Europe occidentale mettent davantage l’accent sur les finances personnelles et la prévention du surendettement, en particulier les Pays-Bas, avec un chapitre entier sur le sujet. Certains pays ne font aucune référence à la microfinance, comme la Hongrie ou la Suède.
Il faut faire davantage pour relier la microfinance avec l'inclusion sociale et en faire un sujet central des PAN. Cela ne fera que refléter la réalité du terrain. Dans ce but, le REM proposera un outil de plaidoyer actualisé et continuera d’informer et de former ses membres sur l'importance de la visibilité de la microfinance. Téléchargez l'étude ici (en anglais) |
Synthèse sur l’inclusion active « L’inclusion active» fait référence à une stratégie globale proposée par la Commission en faveur des personnes exclues du marché du travail. L'inclusion active participe à la stratégie de Lisbonne en facilitant l'activation et la mobilité de la main-d'œuvre, une priorité économique et sociale.
L'inclusion active fonctionne en combinant 1) un soutien financier suffisant, 2) un marché du travail inclusif et 3) l'accès à des services de qualité. Elle vise à faciliter une intégration professionnelle pérenne et de qualité pour ceux qui peuvent travailler, et à fournir des ressources qui sont suffisantes pour vivre dans la dignité, avec un appui à la participation sociale, pour ceux qui ne peuvent pas travailler.
Le REM est convaincu que la microfinance a un rôle important à jouer dans la politique sur l'Inclusion active: la microfinance contribue au développement des marchés de l’emploi inclusifs en fournissant aux personnes exclues des financements pour la création de petites entreprises. La microfinance consiste également à offrir des crédits aux personnes exclues pour qu’elles puissent améliorer leur capacité à trouver un emploi. L'accès à des services de qualité est au cœur de l'approche de la microfinance basée sur le caractère, la relation personnelle, l’autonomisation financière des clients et les services d’appui.
Le secrétariat a préparé une note sur le rôle de la microfinance dans l'inclusion active, afin d’aider les membres à saisir l'importance de l'inclusion active en tant que stratégie européenne et à comprendre comment leur action s’inscrit dans ce cadre (télécharger ici).
Education financière – le REM poursuit des efforts par le biais du Groupe FEVA Le Partenariat pour l'éducation financière des adultes vulnérables (FEVA) regroupe les plus importantes initiatives sur l'éducation financière en Europe occidentale et de l’est. Le but de ce projet coordonné par le MFC était d'améliorer l'accès au savoir-faire ainsi que les pratiques qui permettent d’améliorer le niveau d'éducation financière des adultes vulnérables. Ce partenariat a mis l’accent sur le partage des expériences en matière de méthodes et d’outils dans l'éducation des adultes ainsi que dans le domaine des modèles qui permettent d'atteindre un grand nombre d'adultes vulnérables.
La dernière réunion du groupe FEVA a eu lieu à Budapest les 6 et 7 avril dernier. Il a réuni 33 participants de 18 organisations représentant les partenaires du projet ainsi que des organisations invitées. Ce fut l'occasion d'en apprendre plus sur de nouveaux projets en matière d'éducation financière qui ont été mis en œuvre par différentes organisations, principalement des membres du REM.
La réunion, qui était la dernière prévue dans le calendrier du programme, a mis l’accent sur l'avenir du projet. Les partenaires ont convenu de poursuivre leurs efforts pour développer leur travail dans le domaine de l'éducation financière par le biais de nouveaux projets et idées. Les informations fournies par les partenaires et les organisations invitées seront partagées et serviront à développer le site Internet créé dans le cadre du projet (http://fevagroup.org/).
Au niveau européen, la Commission européenne a reconnu que le renforcement de la culture financière des consommateurs est un élément crucial dans la construction du Marché financier unique. Elle a donc lancé la création d’une base de données européenne pour l'éducation financière (EDFE). La base de données européenne pour l'éducation financière est ouverte à tous les types de fournisseurs pour qu’ils présentent leurs nouveaux programmes.
Si vous êtes intéressé par la base de données européenne pour l'éducation financière, veuillez visiter http://ec.europa.eu/internal_market/fesis/index.cfm?action=home. Pour de plus amples renseignements sur le Groupe FEVA ou pour vous impliquer dans celui-ci, veuillez visiter http://www.european-microfinance.org/financial-education_en.php ou contactez le REM.
Résolution du Parlement européen pour le développement du microcrédit en Europe Dans un nouveau rapport voté à une large majorité le 24 Mars 2009 (574 voix pour et 23 contre), le Parlement européen demande instamment à la Commission européenne d’adopter un certain nombre de textes de loi sur le microcrédit en Europe, dans le but de renforcer son développement, de soutenir les personnes défavorisées et de promouvoir l'esprit d'entreprise.
Le rapport reconnaît le potentiel du microcrédit en Europe, en particulier dans le contexte de la crise actuelle, ses particularités (petits prêts, coûts de fonctionnement importants, ancrage local, etc) et la diversité des statuts juridiques des fournisseurs, tout en rappelant son objectif ultime : réintégrer les bénéficiaires dans le système bancaire traditionnel. Le rapport souligne également que la définition actuelle du microcrédit par la Commission n'est pas assez claire et n’est pas adaptée à tous les marchés nationaux. En conséquence, le rapport fait les recommandations suivantes : accroître la sensibilisation en matière de microcrédit en exhortant les États membres à introduire le microcrédit dans les statistiques et la législation, à élaborer une stratégie de communication sur l'auto-emploi, à mettre en œuvre des incitations fiscales et à réduire les taux d'intérêt; fournir des (co-)financements de l'Union européenne pour les garanties, | le soutien aux entreprises, la recherche et l'échange des meilleures pratiques et créer une base de données européenne sur les données de crédit positives et négatives ; harmoniser le cadre de l'UE pour les banques et les institutions non bancaires de crédit, uniquement pour les activités de crédit (harmonisation des règles fondées sur les risques liés à l'autorisation, le report et la surveillance prudentielle); revoir les règles de concurrence de la CE par la mise en place de règles qui permettent le traitement préférentiel des biens et services proposés par les bénéficiaires du microcrédit;
Le rapport est une «résolution non législative», ce qui signifie qu'il n'a aucune incidence juridique pour la juridiction de l'UE, mais elle peut être comprise comme une expression du point de vue du Parlement européen. Le rapport va être transmis au Conseil, à la Commission et aux parlements nationaux des États membres pour un examen plus approfondi. Le REM a suivi de très près la préparation de la motion et la vice-présidente de REM, Maria Doiciu, était présente à Bruxelles. Pour voir le communiqué de presse, cliquer ici. Pour voir le rapport final, cliquer ici. |
Renforcement de la coopération entre le REM et e-MFP Les deux organisations européennes de microfinance, le REM et e-MFP (Plateforme de la Microfinance Européenne), réunissant plus de 100 organisations basées en Europe et soutenant les activités de microfinance dans le monde, se sont réunies en avril au Luxembourg pour discuter des moyens de renforcer leur collaboration et leurs activités. Convaincues que chacun de leurs membres pourrait bénéficier de liens et d’échanges plus étroits, elles ont décidé d’organiser une fois par un une réunion, avec la participation du directeur / secrétaire et d’un membre du conseil d'administration afin de faire connaître leurs plans pour l'année à venir. Cela devrait permettre une meilleure coordination des activités et événements des deux associations, en particulier en ce qui concerne le Prix Européen de la Microfinance, la Semaine de la microfinance de l'e-MFP et la Conférence Annuelle du REM. Les deux organisations partageront leurs informations et, lorsque cela sera possible, les membres de leurs conseils d'administration se réuniront pour organiser des événements spécifiques. Début mai, lors de leurs conseils d'administration respectifs, les membres du CA se sont félicités de cette évolution et la première rencontre "officielle" est prévue à la rentrée.
8ème Table ronde sur la pauvreté et l'exclusion sociale Le REM et ses membres suédois NEEM et Ekobanken ont été étroitement impliqués dans la préparation de la prochaine table ronde sur la pauvreté et l'exclusion sociale qui se tiendra les 15 et 16 Octobre à Stockholm, dans le cadre de la présidence suédoise de l'UE. L'accent sera mis sur « l'inclusion sociale en période de récession ; de nouveaux défis pour la stratégie de l'inclusion active». La séance plénière d'ouverture examinera comment la méthode ouverte de coordination (MOC) peut effectivement fonctionner comme un outil de soutien à la mise en œuvre de stratégies d'inclusion active. Les ateliers de travail permettront d’aborder la question de l’élaboration de la politique intégrée, de la mise en œuvre et de la gouvernance ainsi que des outils pour l'inclusion sociale des groupes en situation vulnérable. La microfinance est incluse dans le programme comme un service essentiel pour l'inclusion active.
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